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Bangladesh : l’air pollué coûte 5,5 années de vie

BANGADESH : La pollution de l’air réduit l’espérance de vie de millions de personnes

Dhaka, Bangladesh – Une nouvelle étude révèle que la pollution de l’air au Bangladesh réduit l’espérance de vie de ses citoyens de manière significative. Selon l’Indice de Qualité de l’Air et de la Longévité (AQLI) 2023, les habitants du Bangladesh pourraient gagner jusqu’à 5,9 ans d’espérance de vie si les niveaux de pollution atmosphérique respectaient les directives de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Les régions les plus touchées sont Dhaka, Khulna et Mymensingh, où la réduction de la pollution pourrait ajouter entre cinq et six ans à la vie des habitants.Sylhet, quant à elle, pourrait voir une augmentation de 3,5 ans.

L’AQLI 2023 souligne que les concentrations mondiales de particules fines PM2,5 ont augmenté de 1,5% en 2022 par rapport à l’année précédente. L’impact de la pollution de l’air sur l’espérance de vie est alarmant : il est quatre fois supérieur à celui de la consommation d’alcool et cinq fois supérieur à celui des blessures liées aux transports ou au manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Mesures gouvernementales et défis persistants

face à cette crise, le gouvernement bangladais a pris des mesures pour lutter contre la pollution atmosphérique. En 2022, le ministère de l’Environnement, des Forêts et du Changement climatique a adopté des règles de contrôle de la pollution, incluant un plan national de contrôle de la qualité de l’air, une surveillance nationale, l’identification des sources de pollution et des normes d’émission pour l’industrie, les véhicules et les grands projets.

Des réglementations spécifiques ont également été mises en place, comme la loi de 2019 interdisant les fours à briques à proximité des zones résidentielles, commerciales, agricoles et sensibles. Récemment,la ville de savar a été désignée comme une “zone d’ingénierie aérienne dégradée”,avec des restrictions imminentes sur les fours à briques traditionnels,seuls les fours à tunnel et hybrides Hoffman étant autorisés à fonctionner.

Sources principales de pollution

Les principales sources de pollution de l’air au Bangladesh incluent la pollution transfrontalière, les fours à briques, la fumée des carburants de mauvaise qualité, l’incinération des déchets solides et la poussière de construction. Les fours à briques autour de Dhaka sont particulièrement problématiques, contribuant à 58% de la pollution atmosphérique de la ville. La Haute Cour a ordonné le retrait de tous les fours à briques illégaux à l’échelle nationale le 24 février.

Défis et perspectives d’avenir

Malgré ces efforts, des défis majeurs subsistent. Syeda Rizwana Hasan, conseillère en environnement, a déclaré que 3 491 fours à briques sans autorisation devraient être fermés, et que des fours illégaux situés dans les collines ont déjà été déplacés. Elle souligne également la nécessité de contrôler les anciens véhicules polluants et d’améliorer la qualité des carburants.

“Même avec une action complète, il faudra des années pour réduire la pollution de l’air. Nous avons également besoin de carburant de qualité,sinon l’air restera pollué”,a-t-elle ajouté.La lutte contre la pollution de l’air au Bangladesh est un défi de longue haleine qui nécessite une approche globale, impliquant des mesures gouvernementales strictes, des investissements dans des technologies propres et une sensibilisation accrue du public.L’amélioration de la qualité de l’air est essentielle pour protéger la santé publique et assurer un avenir durable pour le Bangladesh.

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