À la suite d’un mouvement de panique lors d’un récent tremblement de terre, la ville de Baguio lancera en août un camp d’entraînement à la résilience pour les jeunes. Ce programme vise à renforcer la préparation aux catastrophes, incluant des formations au secourisme et aux interventions d’urgence, pour mieux gérer les situations critiques en milieu scolaire.
Le camp de résilience de Baguio : une réponse à la panique scolaire
Le Bureau de gestion des risques et de réduction des catastrophes (DRRMO) de Baguio a identifié une faille critique dans la réponse aux séismes : la panique généralisée parmi les élèves. En réponse, la ville instaure un « Youth Resilience Boot Camp » prévu pour août, destiné à apprendre aux étudiants à garder leur calme et à réagir efficacement en cas d’urgence.

Le programme ne se limite pas à la théorie. Les participants seront formés aux techniques de réanimation cardiopulmonaire (RCP) et à la gestion globale des catastrophes. Parallèlement, le DRRMO prévoit d’intensifier ses mesures de sécurité avec des exercices de tremblement de terre inopinés, une stratégie visant à évaluer la réactivité réelle des établissements scolaires et des communautés locales.
Préparer les jeunes aux catastrophes naturelles et humaines
La préparation ne se limite plus aux aléas climatiques. À l’occasion du Mois national de la résilience face aux catastrophes, les autorités rappellent la nécessité d’anticiper les menaces d’origine humaine, comme les incidents de tir actif.
Initiatives régionales : de Capiz à Lapu-Lapu
D’autres localités adoptent des approches similaires pour instaurer une culture de la résilience. À Capiz, le bureau provincial de gestion des risques (PDRRMU) intensifie ses activités pour le Mois national de la résilience, avec des entraînements avancés en secourisme et en communication de crise, en vue des prochains Jeux olympiques de sauvetage régionaux.
À Lapu-Lapu, l’accent est mis sur l’éducation précoce. Le responsable du DRRMO, Nagiel Bañacia, a mis en avant le succès des programmes scolaires, tels que les « Public School Rescue Olympics ».
Le défi d’une préparation permanente face au changement climatique
Au-delà des exercices ponctuels, une analyse des politiques de gestion des risques suggère que la résilience doit devenir un mode de vie plutôt qu’une réponse saisonnière. Comme le souligne une analyse récente, la dépendance aux interventions d’urgence après coup — qu’il s’agisse de sécheresses ou d’inondations — montre les limites de la gestion actuelle. La réalité du changement climatique, avec l’intensification des pluies et des vagues de chaleur, impose une transition vers des investissements à long terme dans les infrastructures de drainage et la restauration des bassins versants.
Pour le moment, les autorités locales continuent de miser sur la sensibilisation et la formation. Le calendrier des activités pour le reste du mois de juillet à Baguio comprend notamment une exposition d’équipements d’urgence le 25 juillet et des formations spécialisées entre le 20 et le 24 juillet, marquant une volonté ferme de transformer la préparation en une discipline quotidienne.
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