Avocat épinglé pour avoir utilisé ChatGPT pour tromper un tribunal : une première inquiétante
Londres, Royaume-Uni – un avocat britannique a été sévèrement réprimandé et renvoyé à l’organisme de réglementation professionnelle, le Bar Standards Board (BSB), après avoir tenté de tromper un tribunal en présentant des décisions judiciaires fabriquées par l’intelligence artificielle ChatGPT. L’affaire, jugée par le juge Lindsley, met en lumière les risques croissants liés à l’utilisation de l’IA dans le domaine juridique et soulève des questions sur l’intégrité professionnelle.
L’avocat, M. Rahman, a initialement affirmé avoir été induit en erreur par le moteur de recherche lors de la préparation de son dossier. Il a ensuite modifié sa version des faits à plusieurs reprises, avant d’admettre avoir utilisé ChatGPT et d’avoir présenté au tribunal des références juridiques inexistantes, notamment une affaire prétendument jugée en Chine.
Le juge Lindsley a souligné que les changements de position de M. Rahman démontraient une tentative délibérée de tromper le tribunal. Elle a également rappelé que la fatigue ou des problèmes de santé ne pouvaient justifier une telle conduite.
L’UT (nom non précisé dans l’article original) a insisté sur le fait que les avocats doivent informer le tribunal si leur état physique ou mental les empêche d’assumer leurs obligations professionnelles. “La présentation de fausses informations au tribunal, quelle que soit la raison, est inacceptable”, a déclaré un porte-parole.Cette affaire intervient alors que l’utilisation de l’IA générative, comme ChatGPT, se répand rapidement dans de nombreux secteurs, y compris le juridique. Si ces outils peuvent offrir des avantages en termes d’efficacité et de recherche, ils présentent également des risques importants en matière de fiabilité et de véracité des informations.Le BSB avait déjà exprimé des préoccupations concernant les compétences professionnelles de M. Rahman plus tôt cette année, l’ayant renvoyé pour des questions de litige non autorisé et de manque de compétences de base. La nouvelle référence, jugée “grave” par le juge Lindsley, pourrait entraîner des sanctions disciplinaires sévères, allant jusqu’à la radiation de l’avocat.L’affaire soulève également des questions sur la supervision et la responsabilité des avocats utilisant l’IA. qui est responsable lorsque l’IA fournit des informations erronées ? Comment garantir que les avocats utilisent ces outils de manière éthique et responsable ?
Ce cas marque un tournant potentiel dans la manière dont les tribunaux et les organismes de réglementation abordent l’utilisation de l’IA dans le domaine juridique. Il souligne la nécessité d’une formation adéquate des professionnels du droit sur les limites et les risques de ces technologies, ainsi que l’importance de la vérification rigoureuse des informations générées par l’IA avant de les présenter à un tribunal. L’avenir de la justice pourrait bien dépendre de la capacité à intégrer l’IA de manière responsable et transparente.
