Un avion de chasse de l’armée américaine a frappé et immobilisé un navire cargo battant pavillon panaméen dans le golfe d’Oman le samedi. L’opération fait suite au refus de l’équipage d’obtempérer aux avertissements liés au blocus naval imposé à l’Iran, selon le Commandement central des États-Unis.
L’interception et la frappe du M/V Ocean Molica dans le golfe d’Oman
Le navire cargo visé, le M/V Ocean Molica — également connu sous le nom d’« Arika Sun » et naviguant sous pavillon panaméen —, venait de quitter un port iranien lorsqu’il a tenté de naviguer dans les eaux régionales en ignorant les ordres d’arrêt. D’après le Commandement central des États-Unis (l’intervention militaire américaine), un avion de chasse a touché la poupe du bâtiment avec une munition de précision. La frappe a complètement mis hors service le système de propulsion du navire sans faire de blessés parmi les membres d’équipage, une action également illustrée par des images vidéo diffusées par CENTCOM.

Les forces navales américaines avaient rétabli ce blocus strict le 14 juillet sur ordre du président Trump, interdisant toute entrée ou sortie de navires des ports iraniens. Cet incident s’inscrit dans le cadre d’une surveillance renforcée des voies maritimes du Moyen-Orient, où le commandant de CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, a déclaré dans un communiqué que les forces américaines restent intensément concentrées sur leur mission et agiront promptement contre tout navire tentant de forcer le blocus. Les autorités américaines exigent des marins qu’ils surveillent les avis aux navigateurs et contactent les forces navales sur le canal de pont 16.
Le Commandement central des États-Unis a déclaré que « Un avion de chasse de l’armée américaine a frappé la poupe du M/V Ocean Molica, navire battant pavillon panaméen (également connu sous le nom d’« Arika Sun »), avec une munition de précision, neutralisant totalement la propulsion du navire sans faire de blessés parmi l’équipage », selon Reuters.
Bilan des opérations et sécurisation du détroit d’Hormuz
Les autorités militaires dressent un bilan chiffré des mesures prises le long des routes énergétiques stratégiques. Alors que le JNS indique que 135 navires ont été détournés, d’autres sources recensent 133 navires commerciaux redirigés au 9 octobre pour faire respecter les restrictions, le VINnews précisant que le 130e navire a été refoulé un lundi. CENTCOM ajoute que plusieurs autres bâtiments récalcitrants ont été immobilisés ou détruits en raison de leurs liens présumés avec le réseau clandestin des Gardiens de la révolution iraniens, un réseau qualifié de multibillionnaire.
Tensions régionales et ripostes menacées par le Corps des Gardiens de la révolution
Du côté de Téhéran, la réponse ne s’est pas fait attendre. Les dirigeants du Corps des Gardiens de la révolution iraniens ont émis des menaces directes d’imposer des sanctions ou de cibler les compagnies maritimes et les navires qui se conforment aux consignes de Washington, prévenant que des poursuites pourraient s’exercer même en dehors du détroit d’Hormuz.

Les rapports de sécurité maritime font état de risques accrus et d’attaques aux abords des zones traditionnelles de transit, notamment près des eaux irakiennes, à l’instar d’un incident enregistré en septembre à 28 milles nautiques de la côte irakienne par les opérations commerciales maritimes du Royaume-Uni. Dans le même temps, les autorités de la défense américaine maintiennent le cap. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que Téhéran ne pouvait plus acheminer de cargaisons par le détroit sans une surveillance américaine rigoureuse, alors que les patrouilles aériennes et maritimes — appuyées par le destroyer USS John Paul Jones, l’infanterie de marine de l’USS Boxer ou le destroyer USS Rafael Peralta — se poursuivent sans interruption.
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