À la suite d’une rencontre tendue à Rashtrapati Bhavan, Rahul Gandhi a affirmé que la présidente Droupadi Murmu n’avait pas rejeté les accusations de vol d’élections portées par l’opposition, déclarant même avoir demandé des preuves. Des sources officielles ont immédiatement qualifié ces propos d’incorrects, déclenchant une vive polémique politique.
La tension politique a atteint son paroxysme en Inde lorsque les dirigeants de l’alliance INDIA se sont rendus au palais présidentiel pour exiger la démission du chef de la commission électorale, Gyanesh Kumar. L’opposition a présenté un mémorandum en quatre points dénonçant de prétendues irrégularités lors de la révision spéciale intensive des listes électorales, connue sous le nom de SIR.
Rahul Gandhi rapporte les propos tenus lors du sommet
À l’issue de cette entrevue à huis clos à New Delhi, le député et chef de l’opposition à la Lok Sabha a exprimé son étonnement devant la presse. Il a affirmé qu’il s’attendait à ce que le chef de l’État défende l’intégrité du système électoral du pays, mais qu’il a été surpris par l’attitude de la présidente.
“Je me suis retrouvé dans une réunion assez incroyable avec la présidente de l’Inde. Je m’attendais à ce que la présidente nie le vol de votes et affirme que le pays dispose d’un système électoral libre et juste. J’ai été choqué et stupéfait qu’elle ait accepté ce que nous disions.”
Rahul Gandhi, chef de l’opposition à la Lok Sabha, via The Wire
L’homme politique a également indiqué que la présidente avait demandé à la délégation de fournir des preuves concrètes pour étayer ces accusations de « vote chori » (vol de votes). Le président du Congrès, Mallikarjun Kharge, a confirmé que la formation politique s’apprêtait à transmettre ces éléments à la plus haute magistrate de l’État, assurant que la cheffe de l’État avait écouté attentivement et promis d’examiner le dossier.
Rashtrapati Bhavan et le BJP réfutent les déclarations
Des sources proches de la présidence ont qualifié les propos de l’opposition d’incorrects, estimant qu’il était regrettable de traîner l’institution suprême dans une polémique partisane. Le Bharatiya Janata Party a vivement condamné la démarche.

Le ministre unioniste Piyush Goyal a dénoncé un manque total de respect envers les autorités constitutionnelles et les règles de protocole de l’État.
L’opposition manifeste et prépare un recours en justice
Cette confrontation institutionnelle s’est doublée d’une mobilisation de rue d’envergure menée dans le cadre de la campagne nationale « Vote Bachao, Desh Bachao » (Sauvez le vote, sauvez le pays).
L’opposition s’apprête à porter l’affaire devant la justice suprême alors que la contestation persiste sur l’ensemble du territoire national et que de nombreuses interpellations ont eu lieu au sein de la capitale.
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