POLLUTION ATMOSPHÉRIQUE : La Chine progresse, mais les incendies de forêt mondiaux menacent les gains
Genève, Suisse – Des progrès significatifs dans la qualité de l’air en Chine sont partiellement compensés par une augmentation de la pollution due aux incendies de forêt à l’échelle mondiale, selon un nouveau rapport alarmant. L’étude souligne un paradoxe : les efforts pour améliorer la qualité de l’air localement peuvent être contrecarrés par des événements climatiques extrêmes et des politiques internationales aux conséquences imprévues.
Le rapport, basé sur les données du Statut aérien mondial publié par l’Institute for Health Effects et l’UNICEF, révèle que la pollution atmosphérique est désormais le deuxième facteur de risque de décès dans le monde, responsable de 8,1 millions de morts en 2021 – une augmentation par rapport aux estimations précédentes de 7 millions.
La Chine a réalisé des avancées notables dans la réduction de la pollution atmosphérique,mais ces gains sont mis à l’épreuve par l’augmentation des incendies de forêt,notamment en amérique du Nord et en Amazonie. Ces méga-incendies libèrent d’énormes quantités de particules fines et de gaz nocifs, affectant la qualité de l’air à des milliers de kilomètres.
Un exemple frappant de cette complexité est la réglementation MARPOL de l’Organisation Maritime Internationale, qui a réduit la teneur en soufre des carburants marins. Si cette mesure a amélioré la qualité de l’air dans les zones côtières et réduit les problèmes de santé, elle a également supprimé l’effet de refroidissement des aérosols de sulfate, révélant ainsi l’ampleur réelle du réchauffement climatique et contribuant à une légère augmentation des températures globales.
Un problème de santé publique mondial
La pollution atmosphérique n’est pas seulement un problème environnemental, c’est une crise de santé publique. L’exposition à long terme à la pollution de l’air est liée à une multitude de problèmes de santé, notamment les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires, les cancers et les troubles neurologiques. Les enfants, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies préexistantes sont particulièrement vulnérables.
Nécessité d’une surveillance accrue et de politiques efficaces
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) insiste sur la nécessité de développer des réseaux de surveillance de la qualité de l’air, en particulier dans les pays en développement où les données sont souvent limitées. Une surveillance précise est essentielle pour évaluer l’état de l’air et mettre en œuvre des politiques efficaces.
“les gouvernements doivent mettre en œuvre des mesures pour répondre à ces problèmes de qualité de l’air. Ils ont un impact sur la santé humaine”, a déclaré un expert.
Au-delà des mesures d’urgence : une approche durable
La lutte contre la pollution atmosphérique exige une approche globale et durable, incluant :
Réduction des émissions de sources fixes : Industries, centrales électriques, chauffage résidentiel.
Transition vers des énergies propres : Développement des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectrique) et abandon progressif des combustibles fossiles.
Amélioration des transports : Promotion des transports en commun, des véhicules électriques et des modes de déplacement actifs (vélo, marche).
Gestion durable des forêts : Prévention des incendies de forêt et reforestation.
* Coopération internationale : Partage des connaissances, des technologies et des meilleures pratiques.
la qualité de l’air que nous respirons est un bien commun mondial. Sa protection nécessite un engagement collectif et des actions concrètes à tous les niveaux.
