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Les prix des carburants en Afrique du Sud ont atteint des sommets historiques en octobre 2026, l’essence franchissant la barre des 30,25 rands le litre et le diesel dépassant les 34 rands. Ces hausses font redouter de graves risques d’inflation, une envolée des coûts de transport et un appel à un arrêt national de l’activité le 19 octobre, alors que les ménages et les entreprises font face à une pression économique croissante.
Les prix du carburant en Afrique du Sud ont atteint des sommets historiques en octobre 2026. Cette flambée tarifaire, provoquée par la hausse des cours internationaux du brut liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, bouleverse la chaîne d’approvisionnement nationale et asphyxie les ménages à bas revenus.
Impact immédiat sur la chaîne logistique et les prix alimentaires
La hausse record du gazole frappe de plein fouet un secteur du transport routier qui achemine plus de 80 % des marchandises du pays. D’après les analyses de la Road Freight Association, le carburant représente entre 35 % et 55 % des coûts d’exploitation selon les tournées et les types de véhicules. Les transporteurs se trouvent contraints de répercuter ces surcoûts sur leurs tarifs pour préserver leur viabilité financière.
[𝐖𝐀𝐓𝐂𝐇] https://t.co/PvJPQsvsD7 Mineral Resources Minister Gwede Mantashe's Joburg Indaba address discussed, in part, the reasons for the fuel price increase.Find out more on the @MiningWeekly website.#FuelPrices #Oil #CrudeOil @joburgindaba @DMPR_ZA pic.twitter.com/vwYL7qDIEF
Cette onde de choc se propage directement aux rayons des supermarchés. Les experts signalent que l’augmentation des frais logistiques pèse lourdement sur la production agricole et manufacturière, menaçant de transformer la crise énergétique en crise alimentaire majeure si la flambée des prix des denrées de base n’est pas endiguée. Des syndicats comme Saftu ont mis en garde contre de graves risques de faim et de problèmes de santé si l’impact sur les denrées alimentaires demeure irrésolu.
Menaces sur le pouvoir d’achat et risques de contraction économique
La situation économique générale se complique à l’approche des fêtes de fin d’année. Annabel Bishop, chef économiste chez Investec, a mis en garde contre une persistance des coûts de transport élevés qui pèseront sur les budgets des déplacements, qu’il s’agisse de la route ou de l’avion, comme l’a rapporté le radiodiffuseur EWN. Voyager va coûter beaucoup plus cher pendant la période des fêtes cette année
, a-t-elle souligné. Annabel Bishop a précisé que les consommateurs ne doivent pas s’attendre à un retour des prix à vingt rands le litre pour l’essence ou dix-sept rands pour le diesel.
When we opposed the fuel levy increase in 2025, we understood that a tax imposed on every litre of fuel would not remain confined to the petrol station but would feed into the broader cost of living. In May 2025, the EFF wrote to the Minister of Finance, Enoch Godongwana,… pic.twitter.com/whVUtYEO6K
Parallèlement, la Reserve Bank of South Africa maintient ses taux directeurs sous surveillance stricte. L’inflation globale risque d’atteindre des niveaux élevés, ce qui pourrait pousser la banque centrale à maintenir ou à relever encore ses taux, fragilisant davantage une économie qui fait face à la fois à un chômage élevé, à une croissance faible et à des taux d’intérêt rigides.
Appels à l’action gouvernementale et grève générale prévue
Face à la détresse financière des consommateurs, les tensions politiques s’intensifient. Un groupe baptisé Concerned Citizens of South Africa a revendiqué un appel à un arrêt national des activités prévu pour le lundi 19 octobre. Les organisateurs demandent aux travailleurs de rester chez eux et aux élèves de déserter les salles de classe afin de forcer l’exécutif à réduire les taxes et prélèvements intégrés au prix à la pompe.

Selon un port-parole de l’Automobile Association, nous soutenons que le gouvernement a les moyens de réduire la taxe générale sur les carburants de 3 rands par litre, ce qui réduirait substantiellement l’impact inflationniste des variations des prix des carburants
, d’après Cape Town ETC.
Du côté du gouvernement, le ministre des Ressources minérales et du Pétrole, Gwede Mantashe, a défendu la position de l’État lors de la conférence Joburg Indaba, affirmant que la cherté du carburant découle directement des conflits extérieurs et de la guerre au Moyen-Orient.
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