Home ÉconomieAction collective au Royaume-Uni : J&J poursuivi pour un lien possible entre talc et cancer

Action collective au Royaume-Uni : J&J poursuivi pour un lien possible entre talc et cancer

Johnson & Johnson visée par une action collective au Royaume-Uni pour un lien présumé avec le cancer

Londres, Royaume-Uni – Des milliers de personnes au Royaume-Uni ont intenté une action collective contre Johnson & Johnson, alléguant un lien entre l’utilisation de leur poudre pour bébé et le développement de certains cancers. L’action vise à obtenir réparation pour les victimes qui affirment avoir été exposées à de l’amiante dans le talc de la marque Johnson’s Baby Powder.

Patricia Angell, une plaignante, a témoigné que son mari, Edward, est décédé en 2006 à l’âge de 64 ans, quelques semaines après avoir reçu un diagnostic de mésothéliome. Elle décrit son mari comme un homme en parfaite santé, électricien de profession et conscient des dangers de l’amiante. Pourtant, selon elle, les médecins n’ont trouvé aucune exposition professionnelle à l’amiante, mais ont relevé la présence de traces d’amiante dans le talc utilisé par son mari, comme l’a confirmé le rapport d’autopsie.Elle affirme que son mari a été privé de 19 années de vie et que ses enfants ont perdu leur père.

L’amiante, un minéral fibreux autrefois largement utilisé dans la construction et l’industrie, est reconnu comme un cancérigène puissant. L’exposition à l’amiante est liée à plusieurs types de cancer, notamment le mésothéliome, un cancer rare et agressif qui affecte la membrane protectrice des poumons, de l’abdomen ou du cœur.

Johnson & Johnson a réagi en exprimant sa sympathie envers les personnes touchées par le cancer et en soulignant que la sécurité de sa poudre pour bébé est soutenue par des années de tests indépendants. L’entreprise affirme que le talc de qualité cosmétique utilisé dans sa poudre pour bébé est conforme à toutes les normes réglementaires, ne contient pas d’amiante et ne provoque pas le cancer.

Cette action collective s’inscrit dans un contexte plus large de litiges similaires aux États-Unis, où Johnson & Johnson a été condamnée à verser des milliards de dollars aux plaignants alléguant un lien entre son talc et le cancer de l’ovaire et le mésothéliome. L’entreprise a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc en Amérique du Nord en 2020, invoquant une baisse de la demande et des litiges en cours.

L’affaire au Royaume-Uni soulève des questions importantes sur la réglementation des produits cosmétiques, la transparence des entreprises et la responsabilité des fabricants envers la santé publique.les plaignants espèrent obtenir justice et une compensation pour les dommages subis, tandis que Johnson & Johnson maintient son innocence et défend la sécurité de ses produits. Le procès promet d’être un test crucial pour l’avenir des actions collectives liées aux produits potentiellement dangereux.

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