Home NouvellesAccord Iran-États-Unis : baisse du diesel à 2€, mais stabilisation sous 1,70€ reste incertaine

Accord Iran-États-Unis : baisse du diesel à 2€, mais stabilisation sous 1,70€ reste incertaine

L'espoir d'une baisse rapide des prix à la pompe

L’accord de paix signé entre l’Iran et les États-Unis ce jeudi 18 juin 2026 laisse espérer une baisse des prix des carburants en France grâce à la réouverture du détroit d’Ormuz. Si le gouvernement affiche son optimisme, l’incertitude demeure face aux tensions diplomatiques persistantes et aux prévisions économiques moroses.

L’espoir d’une baisse rapide des prix à la pompe

Le gouvernement français accueille avec soulagement l’apaisement au Proche-Orient, y voyant une opportunité de stabiliser le pouvoir d’achat des ménages. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, s’est dit ce jeudi sur RTL, soulignant que la réouverture du détroit d’Ormuz est le levier le plus efficace pour faire chuter les cours. Les premières tendances confirment cette tendance à la baisse. Selon les observations rapportées par Le Figaro, le prix du diesel, qui atteignait 2,4 euros le litre il y a seulement trois semaines, s’établit désormais à 2 euros. Si l’objectif de stabiliser les prix sous la barre des 2 euros est en vue, le retour au niveau d’avant-conflit, soit environ 1,70 euro le litre, reste complexe.

“On a fait deux tiers du chemin à la baisse (…) on était à 1,7 euro (au litre) à la pompe, là ce serait bien que ça se stabilise en dessous de 2 euros.”

L'espoir d'une baisse rapide des prix à la pompe
Roland Lescure, ministre de l’Économie, via Le Figaro Toutefois, la prudence reste de mise. Le ministre de l’Économie a prévenu qu’un retour aux tarifs de 1,70 euro en raison des incertitudes qui subsistent sur les marchés mondiaux. Pour la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, les distributeurs devront suivre une afin que les baisses de prix soient répercutées aussi vite que les hausses.

Clivages diplomatiques et tensions au Proche-Orient

Clivages diplomatiques et tensions au Proche-Orient
Photo: Le Figaro
L’accord de Versailles ne fait pas l’unanimité et cristallise les tensions internationales. BFM rapporte que Donald Trump a fermement défendu l’accord sur son réseau Truth Social, s’en prenant à ses détracteurs qu’il juge en raison de la performance de la Bourse et de la chute des prix du pétrole. À l’inverse, la position d’Israël reste très marquée par l’hostilité envers la diplomatie européenne. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a annoncé rompre tout contact avec la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. Il lui reproche d’agir et qualifie ses propos de envers son pays. Sur le terrain militaire, l’incertitude persiste concernant le retrait des troupes israéliennes du Liban. Amichai Chikli, ministre israélien de la Diaspora, a exprimé ses doutes quant à un retour à la frontière de l’ONU, affirmant que si Israël devait revenir à la ligne bleue, ce serait considéré comme un échec. Dans ce contexte de reconstruction diplomatique, Gabriel Attal a soutenu que Washington devrait pour garantir la liberté du peuple iranien.

Relance du marché pétrolier et surveillance nucléaire

Le mouvement des hydrocarbures reprend son cours normal. Selon les données de la société d’analyse Kpler citées par CNN, au moins trois pétroliers battant pavillon iranien ont déjà quitté le pays depuis la signature de l’accord, transportant un total d’environ cinq millions de barils de pétrole brut. Ce flux est crucial pour stabiliser l’offre mondiale, alors que Téhéran exportait environ 2,25 millions de barils par jour avant le début du conflit en février dernier. Parallèlement, le volet nucléaire de l’accord entre dans une phase de mise en œuvre technique. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a manifesté sa volonté d’avancer sur des mesures concrètes concernant la dilution des stocks d’uranium iranien.

“Maintenant, c’est à nous de nous asseoir avec nos collègues américains et iraniens, et de commencer à définir les mesures concrètes qui devront être prises” dans le cadre de négociations à venir sous 60 jours.

Accord Iran – États-Unis : pourquoi le pétrole baisse mais l'inflation pourrait durer • RFI

Read also: États-Unis et Iran négocient accord nucléaire et détroit d’Ormuz.

This follows our earlier report, Accord États-Unis-Iran : fin des tensions militaires, détroit d’Ormuz rouvre sans frais.

For more on this story, see Trump hésite : accord Iran-États-Unis sur l’Ormuz « proche mais pas encore abouti.

Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA, via BFM

Un horizon économique français entre incertitude et aides

Si l’accord de paix apporte un souffle d’optimisme, les agrégats économiques français restent préoccupants. Les prévisions de la Banque de France ont été revues à la baisse pour 2026, anticipant une croissance nulle au deuxième trimestre. De son côté, l’Insee prévoit une hausse des prix de 2,7 % d’ici la fin de l’année. Le ministre de l’Économie a toutefois nuancé ces chiffres, rappelant que les prévisions de l’Insee et de la Banque de France ont été établies sur la base d’un baril de pétrole qui resterait . Pour le ministre du Commerce, Serge Papin, la situation actuelle permet de et de retrouver de la confiance. Pour accompagner les secteurs les plus touchés par la crise énergétique, le gouvernement maintient ses dispositifs de soutien :
  • Une aide de 100 euros pour les “grands rouleurs”, déjà versée à près de 1 million de bénéficiaires.
  • Le maintien, jusqu’en août, des aides destinées aux 30 000 agriculteurs, 10 000 professionnels des transports et 8 500 agents du BTP.
Selon Orange Actualités, le gouvernement mise sur grâce à la saison touristique qui s’ouvre, espérant ainsi un pour l’économie nationale.

Find more reporting in our Nouvelles section.

Un horizon économique français entre incertitude et aides
Photo: Orange Actualités

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.