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Fabien Pinckaers menace de quitter la Belgique sur taxe des fortunes

by Louis Girard - Tech
La réaction de Fabien Pinckaers face à la proposition fiscale
Fabien Pinckaers, fondateur et CEO d’Odoo, a menacé de quitter la Belgique. Cette prise de position radicale fait suite à une proposition du parti Les Engagés visant à instaurer une taxe sur les grandes fortunes, une mesure que le dirigeant du fleuron technologique wallon juge incompatible avec la pérennité de son entreprise.

La réaction de Fabien Pinckaers face à la proposition fiscale

La réaction de Fabien Pinckaers face à la proposition fiscale

La tension est montée d’un cran dans le milieu entrepreneurial wallon après la mise sur la table d’une nouvelle proposition fiscale. Fabien Pinckaers, à la tête de la société Odoo, a exprimé une opposition frontale à l’idée d’une taxe sur les grandes fortunes portée par le parti Les Engagés. Pour le patron de cette entreprise, cette éventualité ne représente pas seulement un frein à l’investissement, mais une menace directe pour son maintien en Belgique.

Pinckaers a été sans équivoque sur les conséquences qu’une telle décision politique aurait sur sa situation personnelle et professionnelle. Il a souligné l’impossibilité, selon lui, de se conformer à une telle charge fiscale.

“Avec une telle proposition, ma seule option est de quitter la Belgique.”
Fabien Pinckaers, CEO d’Odoo

Une vision divergente de la fiscalité sur le capital

Fabien Pinckaers, CEO @Odoo: The Billionaire Founder Who Doesn’t Care About Money | E1259

Si la menace de départ domine l’actualité immédiate, les déclarations de Fabien Pinckaers révèlent une posture plus nuancée concernant la vente d’actifs, contrastant avec son rejet catégorique de la taxe sur les fortunes non réalisées. L’entrepreneur a en effet précisé sa pensée sur la manière dont il conçoit l’imposition des gains en capital.

“Si un jour je vends mes parts, j’espère être très fortement taxé dessus.”
Fabien Pinckaers, CEO d’Odoo

Distinction entre plus-values réelles et patrimoine théorique

Cette distinction est cruciale pour comprendre le fond du débat : le dirigeant distingue l’imposition sur les plus-values réelles, qu’il accepte, de l’imposition sur la valeur théorique d’un patrimoine, qu’il rejette. Pour Pinckaers, la taxe proposée par Les Engagés est perçue comme une attaque contre les chefs d’entreprise, dont la richesse est souvent majoritairement immobilisée dans les parts de leur propre société.

Enjeux et perspectives pour le secteur technologique

La sortie médiatique de Fabien Pinckaers souligne la fragilité du lien entre les entreprises technologiques à forte croissance et leurs pays d’origine lorsque les politiques fiscales évoluent. En qualifiant la mesure d’« attaque » contre les entrepreneurs, le patron d’Odoo place le débat sur le terrain de la compétitivité et de l’attractivité économique de la Wallonie.

Alors que le débat sur la fiscalité des grandes fortunes reste vif, le cas d’Odoo illustre la crainte partagée par de nombreux dirigeants : celle d’une pression fiscale qui ne tiendrait pas compte de la liquidité réelle des actifs. Le refus catégorique de Pinckaers marque une ligne rouge qui pourrait forcer les décideurs politiques à réévaluer les modalités de leur proposition pour éviter une fuite des capitaux et des talents vers des juridictions plus clémentes.

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Distinction entre plus-values réelles et patrimoine théorique
Photo: fr.linkedin.com

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