La NASA et Boeing ont fixé à 2028 le retour des astronautes à bord de la capsule Starliner, après les défaillances du vol d’essai de 2024. Une mission sans équipage, baptisée Starliner-1, est programmée entre décembre 2026 et janvier 2027 pour valider les modifications thermiques et les correctifs techniques exigés par l’agence spatiale.
La capsule Starliner de Boeing bénéficie d’un nouveau sursis de la part de la NASA, qui tente de préserver une seconde option indépendante pour le transport de ses équipages vers la Station spatiale internationale. Le calendrier dévoilé par l’administrateur de l’agence repousse au plus tôt à 2028 le prochain vol habité, marquant une longue phase de remise à plat après les incidents de l’année 2024.
Les défaillances techniques du vol de 2024 et la réorganisation du programme
Le programme a vacillé en juin 2024 lors du premier vol d’essai habité du vaisseau, conduit par les astronautes Butch Wilmore et Suni Williams. Cinq des vingt-huit propulseurs du système de contrôle de réaction étaient tombés en panne lors de l’approche du complexe orbital, s’ajoutant à des fuites d’hélium. La gravité des dysfonctionnements a poussé l’agence à classer l’incident au niveau des accidents de type A, le degré le plus sévère de son échelle de sécurité.
Nous avons travaillé en étroite collaboration avec Boeing pour résoudre les problèmes identifiés lors des précédents vols de Starliner, et nous avons l’intention de voir ce véhicule reprendre l’air pour soutenir la Station spatiale internationale et de futures destinations commerciales.
Jared Isaacman, administrateur de la NASA
La mission non-habité Starliner-1 et la validation des modifications correctives
L’enquête interne menée par une équipe dédiée a accouché de soixante et une recommandations pour redresser la trajectoire du programme. Pour tester ces correctifs sans mettre de vies en danger, le prochain vol de la capsule, désigné sous le nom de Starliner-1, s’effectuera sans équipage. Cette mission de fret vers l’avant-poste orbital est planifiée entre décembre de cette année et janvier de l’année suivante.

Les ingénieurs ont notamment revu l’environnement thermique du module de service pour éviter que les propulseurs ne surchauffent. D’autres interventions majeures suivront le retour de ce vol de validation, avec la modification du design des vannes de propulsion pour empêcher l’extrusion des joints en téflon qui perturbaient le débit de propergol. Boeing procédera également au remplacement des batteries et à des ajustements sur le système de parachutes, pour un coût total additionnel assumé par l’agence fédérale.
Avec la sécurité de notre équipage à bord de la station spatiale et du public comme plus haute priorité, nous testerons le système de propulsion de Starliner à travers des objectifs de démonstration ciblés et des contrôles opérationnels disciplinés.
Dana Weigel, gestionnaire du programme de l’orbite terrestre basse de la NASA
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En prolongeant le contrat avec Boeing et en prévoyant une extension de deux missions supplémentaires vers la station, l’agence s’assure une indispensable redondance.
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