ONU : Quatre femmes des Amériques parmi les sept candidats

Quatre femmes originaires des Amériques figurent parmi les sept candidats en lice pour succéder à António Guterres au poste de secrétaire général des Nations unies, avec un premier cycle de scrutins informels s’étant tenu en septembre 2026 au Conseil de sécurité sans qu’aucun favori ne se dégage clairement.

Le processus de désignation implique les quinze membres du Conseil de sécurité — les cinq permanents et les dix non permanents — qui attribuent à chaque prétendant une mention parmi encourage, décourage ou sans opinion, selon les règles de désignation en vigueur.

Les quatre candidates des Amériques et les prétendants en lice

La liste comprend Carolyn Rodrigues-Birkett du Guyana, représentante de son pays auprès de l’ONU depuis 2020 et ancienne ministre des Affaires étrangères ; Rebeca Grynspan du Costa Rica, ancienne vice-présidente et actuelle secrétaire générale du commerce et du développement au sein de l’ONU ; Ivonne A-Baki, ancienne ambassadrice de l’Équateur aux États-Unis, en France et au Qatar ; ainsi que Maria Fernanda Espinosa, également de l’Équateur, ancienne ministre des Affaires étrangères et ancienne ministre de la Défense.

Face à elles, trois candidats masculins complètent la liste des sept prétendants officiels. Il s’agit de Macky Sall, ancien président du Sénégal et de l’Union africaine ; Olara Otunnu de l’Ouganda, ancien représentant diplomatique de son pays à l’ONU ; et Rafael Mariano Grossi d’Argentine, ancien diplomate et directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Trois tours de scrutins secrets sans favori net au Conseil de sécurité

Après trois tours de votes secrets, le troisième et dernier sondage informel des quinze membres du Conseil de sécurité s’est déroulé le 18 septembre 2026. Aucun candidat ne s’est imposé comme grand favori. Rebeca Grynspan est arrivée en tête avec neuf voix pour, cinq contre et une sans avis. Carolyn Rodrigues-Birkett occupe la deuxième position, tandis que Maria Fernanda Espinosa se classe troisième.

Le processus se heurte toutefois aux dynamiques géopolitiques traditionnelles et aux prérogatives des membres permanents. Le secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité, où la Chine, les États-Unis, la Russie, le Royaume-Uni et la France disposent d’un droit de veto. Par tradition, le chef de l’organisation n’est jamais issu de l’un de ces cinq pays permanents.

Les obstacles diplomatiques et le calendrier du scrutin final

Les équilibres du vote restent fragiles. Si les suffrages négatifs à l’encontre de Rebeca Grynspan proviennent de la Chine et de la Russie, sa candidature pourrait se trouver menacée. Concernant Carolyn Rodrigues-Birkett, bénéficiant d’un fort soutien dans les Caraïbes, le président des États-Unis Donald Trump a déjà indiqué qu’il opposerait son veto en raison de prises de position passées concernant la situation en Palestine.

ONU : Quatre femmes des Amériques parmi les sept candidats
Photo : L'Humanité

Les prochains scrutins offriront une transparence accrue, les bulletins devant porter des couleurs distinctes pour différencier les votes des membres permanents de ceux des membres non permanents. La personne désignée prendra ses fonctions le 1er janvier 2027, héritant d’une organisation confrontée à des impératifs de réduction budgétaire tout en demeurant en première ligne face aux conflits mondiaux.

Femmes: Journée internationale des femmes 2026 | Secrétaire général | Nations Unies

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