L’Euribor atteint son plus haut niveau depuis le début de l’année 2026, entraînant une hausse des taux d’intérêt et des mensualités pour les emprunteurs.
Les décisions de la Banque centrale européenne et la réaction des marchés
L’Upravni savet Evropske centralne banke a de nouveau relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base, portant le taux de facilité de dépôt à 2,5 odsto, le taux des opérations principales de refinancement à 2,65 odsto, et le taux de la facilité de prêt marginal à 2,90 odsto, ainsi que le rapportent les analyses financières de l’actualité économique de Biznis.rs. Même si l’institution de Francfort ne fixe pas directement l’Euribor, sa politique monétaire dicte l’orientation de ce taux interbancaire de référence européen.
Vladimir Vasić, directeur de BBS Capital Investment Group, qualifie cette mesure de logique et prévisible face aux tensions inflationnistes persistantes. Il explique, dans les colonnes de la publication financière Biznis.rs, qu’il s’agit de la deuxième hausse de l’année, que le principal moteur en est le choc énergétique découlant du conflit au Moyen-Orient avec un pétrole au-delà de 100 dollars le baril, et que la BCE anticipe une inflation d’environ trois pour cent en 2026 et de 2,5 pour cent en 2027, soit bien au-delà de la cible de deux pour cent, tout en soulignant la volonté d’empêcher qu’un choc conjoncturel ne s’enracine.
La progression de l’Euribor et la flambée des cours du pétrole
Depuis le mois de janvier, les échéances à trois et six mois affichent une courbe ascendante marquée. L’Euribor à trois mois est passé de 2,029 odsto au début de l’année à 2,647 odsto, tandis que l’échéance à six mois a grimpé de 2,105 odsto à 2,820 odsto, d’après les chiffres arrêtés en septembre et repris par le journal Danas. Cela représente une augmentation d’environ un tiers pour les deux durées.
Cette hausse de l’indice reflète directement la volatilité des marchés énergétiques mondiaux. Les cours du brut ont franchi la barre des 100 dollars le baril, atteignant parfois 112 dollars sous l’effet des conflits au Moyen-Orient. Dušan Uzelac, rédacteur du portail Kamatica, met en garde contre les incertitudes d’une époque moderne où les équilibres économiques mondiaux se modifient rapidement, comme le détaille le quotidien Danas dans son analyse des marchés.
L’impact concret sur les mensualités des emprunteurs immobiliers
Pour les particuliers qui remboursent un crédit immobilier indexé sur l’Euribor, la hausse de l’indice se traduit par un alourdissement direct du coût de l’emprunt lors des échéances de révision contractuelle. La structure d’un taux variable comprend l’Euribor additionné de la marge fixe de la banque, de sorte que chaque augmentation de l’indice se reporte intégralement sur le taux global appliqué au capital restant dû.
Un calcul comparatif sur un prêt immobilier type illustre l’ampleur de la variation subie par les ménages au cours des derniers mois :
| Paramètre du crédit | Situation en janvier | Situation en septembre |
|---|---|---|
| Montant et durée | 100 000 € sur 25 ans | 100 000 € sur 25 ans |
| Référence Euribor | Six mois à 2,105 odsto | Six mois à 2,820 odsto |
| Mensualité approximative | Environ 591 euros | Environ 633 euros |
| Surcoût annuel | — | Environ 510 euros de plus |
Les professionnels rappellent toutefois que des garde-fous réglementaires existent pour éviter des répercussions trop brutales sur le budget des ménages. Les banques procèdent à des lissages et les autorités de régulation surveillent de près la stabilité du système financier afin d’éviter tout défaut généralisé de paiement.
Perspectives pour les entreprises et les futurs crédits
Les répercussions ne se limitent pas au secteur immobilier des particuliers. Les entreprises financant leurs besoins en fonds de roulement ou leurs investissements par des prêts à taux variables subissent également de plein fouet cette remontée des taux directeurs européens.
Face à cette situation, les institutions financières adoptent une politique de plus en plus prudente dans l’octroi de nouveaux prêts et l’évaluation de la solvabilité des demandeurs.

Vladimir Vasić note que les fonds de financement vont devenir plus onéreux et que, par conséquent, les investissements le seront probablement aussi, s’interrogeant sur la manière dont tout cela se répercutera, sur les conséquences exactes pour les investissements, sur l’éventuel renoncement des porteurs de projets, sur les conditions d’emprunt à venir et sur la configuration globale de la conjoncture économique et financière du pays. Vladimir Vasić, directeur de BBS Capital Investment Group, via Biznis.rs
Alors que les marchés financiers intègrent déjà la possibilité d’un nouveau resserrement monétaire d’ici la fin de l’année, les analystes conseillent aux emprunteurs de consolider leur capacité de remboursement et de constituer des réserves financières pour parer aux incertitudes économiques à venir.
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