Face au vieillissement rapide de la population, la question de la santé respiratoire des aînés s’impose au centre des préoccupations médicales.
C’est dans ce contexte que la Société coréenne de gériatrie, l’Association des sous-spécialistes en gériatrie et la Société coréenne de gériatrie clinique ont uni leurs voix pour exiger des garanties concrètes.
Barrières financières et accès aux traitements biologiques pour la BPCO sévère
La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche de manière disproportionnée les seniors. Bien que le gouvernement ait introduit des examens de la fonction pulmonaire dans les bilans de santé nationaux pour les personnes de 56 et 66 ans, les cliniques signalent des lacunes persistantes dans l’accompagnement des cas avancés. Les épisodes répétés d’aggravation aiguë détériorent durablement les poumons, un déclin irréversible qui pèse lourdement sur le pronostic vital.
- Un patient subissant au moins trois exacerbations aiguës court un risque de décès multiplié par 4,13 par rapport aux autres malades.
- Une hospitalisation ou un passage aux urgences pour ce motif multiplie par plus de six le risque de survenue d’événements cardiovasculaires majeurs, tels qu’un accident vasculaire cérébral ou un infarctus du myocarde.
Les directives cliniques internationales, parmi lesquelles figurent les repères de la fédération mondiale de référence pour la BPCO, recommandent l’utilisation de traitements biologiques lorsque les patients continuent de présenter des exacerbations modérées à sévères malgré une trithérapie inhalée optimale associant des bronchodilatateurs de longue durée d’action et des corticoïdes inhalés, et sous réserve de critères biologiques précis comme le taux d’éosinophiles sanguins.
Toutefois, la barrière économique reste totale en raison de l’absence de prise en charge par l’assurance maladie.
La vulnérabilité des retraités face aux coûts de la santé et l’immunointeraction des vaccins
La question financière dépasse le seul cadre des thérapies innovantes pour toucher la prévention vaccinale. D’après les statistiques économiques de l’OCDE citées par les analystes institutionnels, la Corée du Sud affiche le taux de pauvreté relative le plus élevé parmi les seniors de plus de 66 ans parmi les pays membres, touchant plus de la moitié des personnes âgées de 75 ans et plus.

L’effet cumulé du vieillissement du système immunitaire et des pathologies chroniques multiplie les risques de complications respiratoires, tandis que la baisse des revenus à la retraite rend l’accès aux soins et aux vaccins particulièrement difficile pour les aînés. Représentants des trois sociétés de gériatrie, via les propositions conjointes adressées aux autorités

En matière de prévention de la grippe, les données sanitaires indiquent que les personnes de 65 ans et plus ont représenté une part des patients hospitalisés pour grippe lors de la saison 2024-2025, d’après les relevés transmis par les autorités sanitaires et les comptes rendus de presse. Face à ce constat, les sociétés savantes demandent une transition vers des vaccins à forte immunogénicité, suggérant une mise en place par phases via des projets pilotes ciblant en priorité les personnes de 75 ans et plus ainsi que les adultes de 50 à 74 ans porteurs de comorbidités.
Une stratégie élargie pour inclure la prévention du virus respiratoire syncytial (VRS)
Le dernier volet de la plateforme revendicative concerne la mise en place d’un système de soutien public pour le vaccin contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Bien que des options vaccinales pour adultes soient disponibles sur le marché, leur statut non remboursé freine leur adoption par les populations à haut risque.

Les experts demandent à l’exécutif de soutenir prioritairement les citoyens de 75 ans et plus ainsi que les patients âgés de 50 à 74 ans souffrant de maladies chroniques pulmonaires, cardiaques ou de diabète, aux côtés des résidents en établissements de soins de longue durée. Pour les cliniciens, l’enjeu consiste à éviter la cascade morbide où une infection respiratoire aggrave l’ensemble des tares viscérales préexistantes.
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