Donald Trump relance la suppression de protections pour les espèces menacées

Cette décision suscite l’inquiétude des défenseurs de l’environnement qui redoutent des retards dramatiques dans la sauvegarde de la faune.

L’administration de Donald Trump a repris le dossier des réformes de l’Endangered Species Act, donnant suite à des revendications de longue date formulées par des élus républicains et des secteurs industriels tels que l’énergie, les mines et l’agriculture, selon la presse canadienne et internationale. Ces modifications remettent en cause des dispositions bloquées sous la présidence de Joe Biden, avec pour objectif affiché d’alléger les contraintes pesant sur le développement économique et les propriétaires terriens. The Interior Department was sued over the blanket protection rule in March, by the Property and Environment Research Center (PERC) and Rocky Mountain Elk Foundation, with PERC Vice President Jonathan Wood calling Wednesday’s proposal a necessary course correction from the Biden administration’s actions and stating: This reform acknowledges the blanket rule’s unlawfulness and puts recovery back at the heart of the Endangered Species Act.

La fin de la règle automatique pour les espèces menacées

Au cœur de ces changements se trouve la suppression de la règle dite automatique de l’U.S. Fish and Wildlife Service, qui conférait immédiatement aux animaux et aux plantes classés comme « menacés » le même niveau de protection rigoureux que ceux qualifiés d’« en voie de disparition ». Dorénavant, les agences gouvernementales devront élaborer des règles spécifiques pour chaque espèce, un processus jugé complexe et potentiellement très long par les observateurs.

FILE - A monarch butterfly feeds on milkweed, July 15, 2025, in Chicago. (AP Photo/Erin Hooley, file)
Photo: latimes.com

Du côté du gouvernement, les défenseurs de la mesure estiment qu’elle rétablit l’esprit initial de la loi de 1973. Le secrétaire à l’Intérieur, Doug Burgum, a affirmé dans un communiqué que ces révisions mettaient fin à des années de confusion juridique tout en garantissant le respect des moyens de subsistance des citoyens américains, déclarant qu’elles permettent de livrer « certainty to states, tribes, landowners and businesses while ensuring conservation efforts remain grounded in sound science and common sense » tout en respectant « the livelihoods of Americans who depend on our land and resources ».

“These revisions end years of legal confusion and regulatory overreach, delivering certainty to states, tribes, landowners and businesses while ensuring conservation efforts remain grounded in sound science and common sense.”

Doug Burgum, Interior Secretary

Les critiques et les inquiétudes des organisations écologistes

Les associations de protection de la nature dénoncent un recul majeur face à l’accélération mondiale des extinctions causée par la destruction des habitats. Plus d’une centaine d’espèces vulnérables, incluant les grizzlis, les carcajous et certaines espèces de loups, se trouvent directement exposées par ces modifications réglementaires.

Donald Trump relance la suppression de protections pour les espèces menacées
Photo: winnipegfreepress.com

Les opposants soulignent en particulier que l’obligation de concevoir des régimes de protection sur mesure risque de laisser dépérir des populations animales avant même qu’une intervention réglementaire ne voie le jour. Stephanie Kurose, du Center for Biological Diversity, a qualifié cette perspective d’alarmante pour la faune.

“We would have to wait until these poor animals are almost extinct before we can start protecting them. That’s absurd and heartbreaking.”

Stephanie Kurose, Center for Biological Diversity

L’évaluation des impacts économiques et la menace pour la faune transfrontalière

Un autre volet des propositions introduit l’obligation pour les autorités d’analyser les répercussions économiques au moment de déterminer si un habitat naturel s’avère critique pour la survie d’une espèce. Pour les écologistes, cette exigence financière risque de bloquer ou de retarder l’attribution de zones protégées, comme l’illustre la situation des populations de lézards dans le Sud-Ouest américain confrontées au réchauffement climatique.

BREAKING: Trump Administration Guts Endangered Species Habitat Protections

Les répercussions de ce virage réglementaire américain dépassent les frontières des États-Unis. Des biologistes et des défenseurs de l’environnement au Canada avertissent que la baisse des standards de protection américains menace directement des espèces migratrices et transfrontalières, telles que les épaulards résidents du sud, les grizzlis, les chouettes tachetées et les papillons monarques, qui se jouent des limites territoriales entre les deux pays.

BREAKING: Trump Administration Guts Endangered Species Habitat Protections.

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