La présidente du Narodni front, Jelena Trivić, affirme qu’une action en justice de la Bosnie-Herzégovine contre la Croatie est la seule issue pour bloquer l’enfouissement de déchets radioactifs à Trgovska gora, près de la frontière, alors que la Croatie a adopté sa loi en décembre 2025.
L’Appel de Jelena Trivić à la Présidence de la Bosnie-Herzégovine
La question du stockage de déchets radioactifs et médicaux sur le site de Čerkezovac à Trgovska gora suscite de vives tensions régionales. Après une visite sur les lieux, situés à une centaine de mètres de la frontière bosnienne, la dirigeante politique a haussé le ton contre l’inaction de la Présidence de Bosnie-Herzégovine, l’institution exclusivement compétente pour traiter les dossiers de politique étrangère et les différends interétatiques.
Selon les déclarations de la formation politique relayées par les médias, l’exécutif étatique n’a jusqu’à présent pris aucune mesure concrète pour contrer les plans de Zagreb. La responsable politique a explicitement exhorté Željka Cvijanović, membre serbe de la Présidence collégiale, à engager des poursuites judiciaires sans plus attendre, avertissant que le temps presse pour protéger les populations locales.
Les Risques Environnementaux le Long du Bassin de la Rivière Una
Au cœur du litige se trouve un projet de centre de stockage pour les déchets de la centrale nucléaire de Krško, ainsi que d’autres résidus radioactifs et sanitaires, validé par le Parlement croate en décembre 2025. Face à cette implantation frontalière, les autorités bosniennes et la communauté scientifique unissent leurs voix pour dénoncer les dangers écologiques majeurs menaçant l’écosystème de la rivière Una et la santé publique de la région.
L’opposition politique locale chiffre à de nombreux habitants le nombre d’habitants directement exposés dans le bassin de la rivière Una du côté bosnien, incluant les riverains de Novi Grad. Malgré plusieurs interventions menées par les représentants des deux pays devant les instances des Nations unies, Zagreb poursuit ses préparatifs sans infléchir sa position initiale.
Interrogations Politiques et Pressions sur les Partenariats Régionaux
La controverse dépasse le simple cadre environnemental pour s’inviter dans le débat institutionnel interne. En s’adressant directement à la dirigeante de l’exécutif, l’opposition réclame des comptes sur de prétendus engagements vis-à-vis de partenaires croates, s’interrogeant publiquement sur les raisons pour lesquelles la population locale se retrouve ainsi délaissée face au projet de stockage.

Alors que le dossier reste enlisé sur le plan diplomatique malgré les contestations répétées de la société civile et des experts, l’exigence d’un arbitrage international par la voie judiciaire demeure, pour les partisans de cette démarche, l’unique rempart juridique capable d’interrompre les travaux en cours de l’autre côté de la frontière.
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