Construire une ville d’un million d’habitants sur la Lune pourrait mener à l’épuisement des réserves d’eau en un siècle, selon une étude publiée le 14 septembre 2026. Même avec un taux de recyclage comparable à celui de la Station spatiale internationale, l’eau disponible s’avère insuffisante à long terme.
L’ambition d’établir une présence humaine durable sur la Lune se heurte à un défi crucial : la gestion des ressources en eau. Alors que les agences spatiales et les entreprises privées se tournent vers les régions polaires lunaires, une modélisation mathématique récente jette un regard critique sur la viabilité des mégapoles hors de la Terre.
Le défi de l’eau pour un million d’habitants sur la Lune
Les calculs démontrent que même en appliquant un taux de recyclage, l’équivalent de la performance actuelle de la Station spatiale internationale (l’ISS), les réserves s’épuiseraient en une centaine d’années. Si la quantité d’eau disponible s’avérait être trente fois inférieure aux estimations maximales, les ressources s’assécheraient en l’espace de trois à quatre années seulement, selon les données relayées par les chercheurs.
Dans cette perspective, un calcul similaire indique qu’en se fondant sur l’utilisation de l’eau présente sur la Lune, la population maximale capable de survivre de manière durable est estimée à 1000 personnes environ.
L’approvisionnement énergétique jugé plus accessible
Contrairement aux ressources hydriques, la production d’électricité pour une telle cité ne constituerait pas un obstacle majeur. Les cratères des régions polaires lunaires possèdent des rebords bénéficiant d’un ensoleillement quasi continu, désignés comme des zones de haute illumination.

Selon l’analyse de l’équipe de recherche, l’installation de tours de un kilomètre de hauteur recouvertes de panneaux solaires sur ces cratères permettrait de générer environ 3 gigawatts par structure. Cette capacité électrique suffirait à alimenter non seulement les zones résidentielles, mais également des infrastructures industrielles lourdes, telles que des centres de données dotés d’intelligence artificielle.
La surface lunaire offre par ailleurs des conditions favorables à la fabrication locale de panneaux solaires, la silice constituant une part importante de la composition du régolithe lunaire.
Pistes de solutions et perspectives d’exploration
Pour repousser l’échéance de l’épuisement hydrique, la communauté scientifique envisage plusieurs options techniques. Porter le taux de recyclage de l’eau à un niveau supérieur permettrait théoriquement à une population d’un million de personnes de survivre pendant de longues périodes. L’utilisation de fermes verticales pour réduire la consommation agricole et l’importation d’eau depuis des astéroïdes figurent aussi parmi les pistes évoquées.

Cependant, la solution la plus réaliste réside dans la découverte de gisements souterrains encore inexploités. Les techniques d’observation actuelles ne permettent d’inspecter que les premiers mètres de la surface lunaire, laissant ouverte la possibilité de réserves d’eau considérables enfouies plus profondément dans la croûte sélène.
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