Une trêve locale et temporaire est entrée en vigueur pour permettre la réparation d’une ligne à haute tension endommagée près de la centrale nucléaire de Zaporijjia. Placée sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie atomique, cette mesure d’urgence vise à écarter le risque d’une panne totale d’électricité sur le site.
Une intervention d’urgence sous la médiation de l’AIEA
La centrale nucléaire de Zaporijjia fait l’objet d’une nouvelle suspension des combats. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a annoncé qu’une trêve locale et temporaire a été instaurée pour permettre le lancement de travaux de réparation sur les infrastructures électriques endommagées.
L’installation se trouve dans une situation critique depuis le 20 août dernier. Des activités militaires survenues dans la région au nord du fleuve Dnipro ont provoqué la rupture de la seule ligne à haute tension de 330 kilovolts qui reliait encore la centrale au réseau extérieur.
Le risque d’une panne totale et les opérations de déminage
La marge de manœuvre s’amenuise pour les équipes sur place. Les réserves de carburant diesel nécessaires au fonctionnement des générateurs d’urgence s’épuisent progressivement. L’AIEA a averti que, faute de pouvoir reconnecter le site au réseau ou d’acheminer de nouveaux approvisionnements en combustible à travers la zone de combat, la centrale s’expose à un risque de panne totale d’électricité d’ici quelques jours.
Avant que les techniciens ukrainiens ne puissent intervenir sur les pylônes et les câbles touchés, des opérations de sécurisation rigoureuses s’avèrent indispensables. Les détails de l’intervention indiquent que le périmètre concerné doit faire l’objet d’un déminage complet. Une équipe d’observateurs de l’AIEA est déployée sur place pour superviser l’ensemble des opérations de maintenance et garantir le respect de la cessation temporaire des hostilités.
Une septième trêve négociée pour préserver la sûreté nucléaire
Le chef de l’AIEA a rappelé qu’il s’agit de la septième trêve locale de ce type qu’il parvient à négocier entre les parties au conflit depuis le début des hostilités. L’objectif demeure d’atténuer l’impact des affrontements armés sur les installations de l’édifice et de prévenir tout accident radiologique majeur.
Les parties impliquées maintiennent des contacts constructifs avec l’organisation internationale, plaçant la sécurité nucléaire au premier plan.
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