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États-Unis Révoquent Licence Pétrolière Iranienne Après Attaques dans Détroit d’Ormuz

La révocation de la licence GL X et le retour des sanctions

Le département du Trésor des États-Unis a révoqué mardi une licence autorisant la vente de pétrole iranien après que l’Iran a attaqué trois navires dans le détroit d’Ormuz. Cette décision annule un point clé d’un mémorandum d’entente signé le mois dernier, entraînant une hausse immédiate de plus de 5 % des cours du brut.

La révocation de la licence GL X et le retour des sanctions

L’administration américaine a brusquement mis fin à une dérogation qui permettait à Téhéran d’exporter du pétrole et des produits pétrochimiques. Selon ABC News, cette licence, désignée sous le nom de GL X, est désormais « révoquée et remplacée dans son intégralité », avec effet immédiat dès ce mardi.

Cette mesure frappe l’une des sources de revenus les plus vitales pour l’Iran, négociée lors de discussions récentes. Le mémorandum d’entente (MOU), entré en vigueur le 18 juin, stipulait que le Trésor américain délivrerait des dérogations pour l’exportation de brut dès la signature. Si le MOU a été acté le 18, la licence spécifique n’a été émise que le 22 juin, et devait initialement courir jusqu’au 21 août.

L’Office of Foreign Assets Control révoque la GL X, qui autorisait la vente de pétrole iranien. Comme le président Trump et l’administration l’ont affirmé à plusieurs reprises, le MOU en vigueur avec l’Iran est entièrement basé sur la performance. L’Iran ne tirera profit que s’il fait preuve d’un bon comportement.
Officiel américain, via CBS News

Le Trésor a toutefois accordé une période de grâce pour permettre l’achèvement des transactions déjà autorisées jusqu’au 17 juillet.

Attaques dans le détroit d’Ormuz : le déclencheur du conflit

Attaques dans le détroit d'Ormuz : le déclencheur du conflit
Photo: aljazeera.com

Le basculement diplomatique fait suite à une série d’agressions maritimes. Trois navires commerciaux ont été visés depuis lundi. Al Jazeera rapporte que le centre UKMTO a signalé que deux tankers ont été frappés par des projectiles.

L’Arabie saoudite a fermement condamné la frappe contre l’un de ses navires, le Wedyan, ainsi que l’attaque contre l’Al-Rakiyat, battant pavillon qatari. Pour Riyad, ces actes constituent « une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation internationale, et contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ».

L’escalade est brutale. Deux responsables américains ont confirmé à ABC News que l’Iran a tiré au moins deux missiles contre des navires commerciaux durant la nuit. Cette instabilité dans l’une des artères les plus critiques du commerce mondial d’énergie a immédiatement affecté les marchés financiers.

Réaction des marchés pétroliers et volatilité des prix

Les États-Unis révoquent l'autorisation de vente de pétrole iranien après les attaques contre des…

L’annonce de la révocation des licences et la menace sur le transit maritime ont provoqué un bond des contrats à terme. Le Brent et le WTI ont tous deux enregistré des hausses supérieures à 5 %.

Indice Prix (mardi 4:45 p.m. ET) Variation
Brent Crude (Septembre) Juste sous 76 $ + 5,5 %
West Texas Intermediate (Août) Juste au-dessus de 72 $ + 5 %

Malgré ce pic, CBS News souligne que ces prix restent bien inférieurs aux sommets dépassant les 100 $ le baril observés fin mars et début avril, période marquée par des combats plus intenses entre Washington et Téhéran.

Le contexte politique : funérailles de Khamenei et tensions régionales

Cette crise survient dans un climat de transition instable en Iran. Le corps de l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, décédé suite à des frappes américaines et israéliennes à Téhéran, a été transféré en Irak mardi soir pour des processions à Najaf et Karbala. Khamenei, âgé de 86 ans, dirigeait le pays depuis 1989.

Parallèlement, des tensions diplomatiques persistent concernant l’armement régional. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est opposé frontalement à la vente d’avions de chasse F-35 à la Turquie, une option suggérée par le président Trump. Netanyahu a affirmé que cela « détruirait l’équilibre des forces au Moyen-Orient, car je pense que la Turquie a des aspirations agressives ».

Perspectives : un accord final encore possible ?

Malgré la révocation brutale de la licence pétrolière, Washington ne ferme pas totalement la porte à la diplomatie. Un officiel américain a précisé que les négociateurs continuent de travailler « de bonne foi vers un accord final ».

Toutefois, la conditionnalité est désormais absolue. L’administration Trump lie tout bénéfice économique futur à un changement radical de comportement de la part de Téhéran. L’enjeu pour les 30 prochains jours sera de déterminer si l’Iran choisira de maintenir la pression sur le détroit d’Ormuz pour forcer un retour des licences, ou s’il reviendra à la table des négociations pour stabiliser ses revenus pétroliers.

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Photo: abcnews.com

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