Gianni Infantino visé par des accusations sur une indemnité versée par l’UEFA

Malgré la fronde menée par plusieurs fédérations européennes, l’instance européenne n’envisage pas pour l’instant sa destitution.

Une nouvelle tourmente s’abat sur le sommet du football mondial. Le dirigeant se trouve de nouveau sous le feu des critiques, cette fois à la suite de révélations concernant ses anciennes fonctions de secrétaire général au sein de l’organisation européenne. Selon les informations rapportées, une ex-collaboratrice aurait quitté ses fonctions après avoir bénéficié d’un arrangement financier substantiel, incluant notamment la couverture des frais liés à une formation MBA. C’est la publication belge Voetbalkrant qui a relayé ces éléments, soulignant les liens faits par la presse britannique avec une prétendue relation personnelle.

Les révélations sur la période UEFA et la réaction des instances

Ce nouveau dossier s’ajoute à une série de controverses qui émaillent le mandat du président de la FIFA. L’affaire met en lumière des interrogations sur les promotions et les conditions de départ accordées à l’époque au sein de l’instance européenne. Cependant, l’organisation européenne a tenu à préciser que ses procédures internes ont été modifiées depuis lors, affirmant que des situations similaires seraient désormais traitées différemment dans le cadre de réformes de gouvernance.

UEFA is op de hoogte van de beschuldiging dat de Europese voetbalbond de vermeende maîtresse van Infantino heeft betaald.

Face à ces accusations, la réplique de l’institution internationale n’a pas tardé à monter au créneau pour défendre son dirigeant. Les services de communication ont qualifié les allégations de diffamatoires, rejetant en bloc toute iniquité. Le président lui-même maintient sa position, estimant que son bilan à la tête du football européen appartient au passé et qu’il exerce ses responsabilités actuelles en conformité avec ses mandats.

Iedere insinuatie van ongepast gedrag of van schending van statuten of regels is lasterlijk. Représentant de la direction, FIFA

La fronde des Fédérations européennes et la question d’une destitution

Sur le plan institutionnel, la pression reste vive mais ne s’est pas encore traduite par une action concrète de destitution. Bien que l’instance européenne mène la fronde à la suite de précédents désaccords stratégiques — notamment concernant le projet avorté de vente de parts du World Cup —, aucune motion officielle de destitution n’a été enclenchée lors des réunions extraordinaires tenues récemment.

Pourtant, les textes juridiques de l’organisation mondiale prévoient des mécanismes de contestation. L’article 25 du manuel juridique permet théoriquement l’organisation d’un congrès extraordinaire si des fédérations membres en font la demande, soit un total de 43 votants. Bien que l’instance européenne dispose à elle seule de 55 fédérations affiliées, elle n’a pas souhaité emprunter cette voie pour l’instant, préférant coordonner ses actions en coulisses en vue du prochain Congrès prévu en mars 2027 à Rabat, au Maroc.

La position prudente de la Fédération française de football

Au cœur de cette contestation feutrée, les positions nationales divergent quant à la méthode à adopter. La Fédération française de football, qui avait un temps soutenu le président de la FIFA avant la rupture provoquée par le projet de vente de parts du World Cup, adopte une posture de réserve. Selon les informations de presse relayées par les publications spécialisées, la FFF n’a manifesté aucune intention de provoquer un vote de défiance malgré un climat tendu. L’organisation française maintient une ligne prudente tout en s’associant aux discussions de fond sur l’avenir de la gouvernance mondiale du ballon rond.

Aleksander Ceferin, le patron de l’UEFA, est désormais en guerre contre Gianni Infantino, son homologue de la Fifa
Photo: lefigaro.fr

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