La Corée du Sud fait face à une double crise cet été. Le pays subit une canicule record ayant causé la mort de 23 personnes et conduit le gouvernement à déployer des drones d’alerte, tandis que l’administration de la défense a choisi un appareil de surveillance L3Harris Global 6500 pour 2,2 milliards de dollars.
L’actualité sud-coréenne est dominée par des bouleversements climatiques et technologiques majeurs. D’un côté, les autorités sanitaires et politiques gèrent une situation météorologique sans précédent. De l’autre, la défense nationale officialise un contrat stratégique d’envergure pour moderniser sa flotte de surveillance aérienne d’ici la fin de la décennie.
Une canicule historique et des mesures d’urgence exceptionnelles
La Corée du Sud endure une vague de chaleur extrême qualifiée de national disaster
par les plus hauts sommets de l’État. Dans le sud du pays, les températures ont atteint un pic record de 42,5 °C plus tôt dans la semaine, selon les informations rapportées par la BBC. Depuis la mi-mai, au moins 23 personnes ont succombé à des maladies liées à la chaleur, tandis que près de 2 500 personnes ont dû se rendre aux urgences.
Pour faire face à cette situation, le président Lee Jae Myung a ordonné aux agences publiques de mobiliser l’ensemble des ressources disponibles. Dans la ville de Yangsan, où le thermomètre a affiché 42,5 °C un dimanche, des flots de camions-arrosants sillonnent les rues pour rafraîchir le bitume. Parallèlement, des municipalités distribuent de l’eau embouteillée gratuite dans les parcs et les arrêts de bus.
Des drones aériens déployés pour protéger les agriculteurs
Dans les zones rurales, notamment dans la province du Gyeongsang du Nord, la protection des populations vulnérables et âgées a nécessité des solutions technologiques novatrices. Les autorités locales déploient actuellement des drones équipés de haut-parleurs et de caméras thermiques pour surveiller les agriculteurs en plein travail.
Ces aéronefs non thellés survolent les champs et diffusent des messages de prévention automatisés, enjoignant directement les travailleurs à s’abriter et leur indiquant qu’il fait chaud et qu’ils doivent rentrer à l’intérieur, d’après les précisions de la BBC.
L3Harris choisi pour le futur programme d’avions radar sud-coréens
Sur le plan militaire, l’Administration du programme d’acquisition de la défense (DAPA) a entériné un choix structurant pour la flotte aérienne du pays. L’organisme a sélectionné la proposition conjointe de L3Harris pour doter la République de Corée de nouveaux avions de veille radar et de commandement, selon une analyse publiée par twz.com.

Ce contrat porte sur l’acquisition de quatre appareils qui devront être livrés et mis en service d’ici 2032. Le montant total de l’opération s’élève à 3.0975 trillion wons, soit environ 2,2 milliards de dollars. La solution retenue associe un fuselage de jet d’affaires Bombardier Global 6500 à un système radar EL/W-2085 conçu par la société israélienne Elta. Ce dispositif utilise des antennes à balayage électronique actif montées sur les flancs, complétées par des capteurs dans le nez et la queue pour offrir une couverture complète à 360 degrés.
Les critères d’évaluation et l’avenir de la surveillance aérienne
La compétition s’est jouée entre deux principaux concurrents, L3Harris d’un côté et le suédois Saab avec son offre GlobalEye de l’autre. D’après l’agence de presse Yonhap citée par twz.com, les évaluations techniques des performances de ciblage étaient proches, mais L3Harris s’est distingué grâce à de meilleurs scores en matière d’adéquation opérationnelle, de contribution à l’industrie de défense nationale ainsi qu’en coûts d’exploitation et de maintenance.
La DAPA a souligné l’objectif stratégique de ce projet, déclarant qu’à travers cette initiative, elle espère s’assurer la capacité de mener une surveillance aérienne constante des menaces ennemies en temps de guerre comme en temps de paix, et permettre la bonne exécution des missions de contrôle aérien menées par l’armée coréenne. Ces quatre nouveaux vecteurs viendront compléter la flotte existante de quatre Boeing E-737 acquis sous le programme Peace Eye, dont les livraisons s’étaient achevées en 2012.
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