La cinquième édition de la Tour de France Femmes s’élance pour la première fois de Suisse, réunissant 154 coureuses à travers un parcours record de plusieurs kilomètres.
Le départ historique en Suisse et la domination des sprinteuses
Pour la première fois de son histoire, la compétition s’est élancée depuis le territoire suisse, coïncidant avec la fête nationale helvétique à Lausanne. Dès la première étape menant l’9 août, la Néerlandaise Lorena Wiebes s’est imposée au terme d’une étape de 138 kilomètres disputée à un rythme très rapide. En franchissant la ligne d’arrivée devant Kim le Court et Demi Vollering, la sprinteuse a endossé le premier maillot jaune de cette édition, s’emparant également de la tête du classement par points.
Cette entame a toutefois été marquée par des fortunes diverses pour le peloton allemand. Tandis que l’espoir de la montagne Antonia Niedermaier a rallié l’arrivée parmi les premières coureuses du groupe de tête, d’autres favorites ont joué de malchance. Je had heute ein bisschen Pech, a ainsi déploré Liane Lippert, dont la course a été compromise par des problèmes mécaniques l’empêchant de revenir sur le groupe principal, selon les déclarations recueillies par la radiotélévision allemande.
Le coup d’éclat de Marlen Reusser et la lutte pour le classement général
L’épreuve a pris un tournant décisif lors de l’étape contre la montre menant à Dijon, un objectif que la cycliste suisse Marlen Reusser et son entraîneur avaient méticuleusement préparé sous l’appellation de projet Dijon. Malgré quelques difficultés liées au vent et au matériel, la spécialiste du contre-la-montre s’est emparée du maillot jaune avec une courte avance de quatre secondes sur la Néerlandaise Lieke Nooijen.
C’est le premier tour que j’aborde ainsi, dès le début en tant que leader d’équipe. Je savais que nous partions en Suisse le jour de la fête nationale, je savais que la quatrième étape était un contre-la-montre à Dijon. Marlen Reusser, via taz.de
La championne néerlandaise aborde ainsi la suite de l’épreuve parmi les principales prétendantes à la victoire finale.
La bérézina de Pauline Ferrand-Prévot et les difficultés des favorites
À l’inverse des prétendantes au podium, la tenante du titre Pauline Ferrand-Prévot a connu une alerte sérieuse lors de la troisième étape. Sur les pentes de la Côte de Chaux-Champagny, la coureuse de l’équipe Visma-Lease a Bike n’a pas pu suivre l’attaque menée par Katarzyna Niewiadoma, ainsi que l’a rapporté le média Sport1 en soulignant la surprise générale suscitée par cet affaiblissement.

Si un regroupement ultérieur a permis à la Française de limiter les dégâts, son retard s’élève désormais à 2 min 10 s au classement général mené par Sigrid Haugset. Les observateurs, à l’instar de l’ancien coureur Laurent Jalabert cité par la même source éditoriale, ont relevé la vulnérabilité inhabituelle de la championne avant d’aborder les étapes chronométrées et alpines.
Le profil exigeant des étapes de transition vers les sommets
La course se poursuit avec des tracés particulièrement piégeux, à l’image du parcours reliant Mâcon à Belleville-en-Beaujolais. Avec environ 2 900 mètres de dénivelé positif et une succession de difficultés répertoriées, ce type d’étape ne laisse aucun répit au peloton.
Ces profils montagneux préparent le terrain pour les explications décisives de cette édition 2026, dont l’arrivée finale est fixée au 9 août à Nice, avec en point d’orgue l’ascension très attendue du Mont Ventoux.
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