Mars apparaît fréquemment dans les roadmaps gouvernementales et les présentations comme la prochaine adresse potentielle de l’humanité, mais une étude Spacedaily a conclu qu’elle ne peut pas être terraformée avec la technologie actuelle. La terraformation consisterait à épaissir l’atmosphère pour réchauffer la planète et y maintenir de l’eau liquide.
La terraformation de Mars impossible avec la technologie actuelle
En analysant les données de deux décennies de sondes spatiales, des chercheurs ont additionné tout le dioxyde de carbone disponible sur Mars dans les calottes glaciaires, le sol et les minéraux. Selon leurs conclusions, même en libérant toutes les sources accessibles de ce gaz, la pression atmosphérique ne s’élèverait qu’à environ 7 % de celle de la Terre, ce qui est très insuffisant pour réchauffer la planète de manière significative.
Des conditions de surface extrêmes et toxiques
La surface de la planète rouge présente des obstacles majeurs à toute tentative d’installation humaine sans protection lourde. Sans champ magnétique global et avec une atmosphère quasi inexistante, le rayonnement atteint le sol sans filtre, et le rover Curiosity a mesuré une dose de radiation d’environ 0,7 millisievert par jour, soit de multiples fois ce que nous recevons à la surface de la Terre.
Le sol martien est également imprégné de perchlorates, des substances chimiques toxiques pour la thyroïde humaine qu’il faudrait éliminer pour cultiver quoi que ce soit. En outre, la pression est trop basse pour que de l’eau liquide stable puisse exister à l’air libre, et l’eau présente se trouve sous forme de glace aux pôles et dans le sol.
La vie sur Mars passera par des habitats étanches
En l’absence de terraformation, la vie sur Mars impliquera de résider à l’intérieur d’habitats pressurisés et étanches, potentiellement protégés des radiations par des couches de sol martien ou construits sous terre. Les ressources locales offrent toutefois certaines perspectives : la glace d’eau peut être exploitée pour l’eau potable, l’oxygène et le carburant de fusée, tandis que l’air fin composé de dioxyde de carbone peut être transformé en oxygène respirable, une technologie déjà démontrée à petite échelle par le rover Perseverance de la NASA.

D’autres incertitudes subsistent concernant la survie humaine à long terme, notamment les effets d’une gravité équivalant à 38 % de celle de la Terre, l’exposition continue aux rayonnements sur plusieurs années et la gestion de la poussière toxique sur une planète décrite comme un monde mort.
Exploration robotique et météorologie spatiale
L’exploration de la planète s’appuie sur des missions robotiques en surface et en orbite, telles que le programme mené par les rovers Curiosity et Perseverance, qui étudient l’histoire géologique de Mars et la présence passée d’eau et de vie microbienne. Par ailleurs, des programmes se poursuivent pour analyser la météo spatiale, à l’instar de la mission ESCPADE et de ses satellites jumeaux lancés pour étudier la réponse en temps réel de Mars au vent solaire.

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