À Ciudad Juárez, la suppression potentielle des changements d’heure saisonniers aux États-Unis n’affectera pas la synchronisation frontalière. Les autorités locales confirment que la ville conservera l’heure d’El Paso, au Texas, afin de maintenir la fluidité des échanges commerciaux et des relations de travail, malgré les incertitudes persistantes liées au traité T-MEC.
Synchronisation horaire avec El Paso : une priorité économique
La question du fuseau horaire à la frontière entre le Mexique et les États-Unis reste un pilier de la stabilité logistique pour Ciudad Juárez. Alors que la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé un projet de loi visant à instaurer l’heure d’été permanente, Manuel Sotelo, président de l’Association des transporteurs, a clarifié la position de la ville.

“Todas esas situaciones se resolvieron igualando el horario entre las fronteras. Hoy si Estados Unidos pone nada más un horario no va a cambiar, más que nos vamos a ir nada más a ese horario. Está ya regulado que nosotros vamos a tener el horario de El Paso.”
Manuel Sotelo, président de l’Association des transporteurs
Cette décision s’appuie sur des années de réformes visant à harmoniser les horaires pour faciliter les flux transfrontaliers constants. Sotelo souligne que le maintien de cette synchronisation est une nécessité opérationnelle pour le secteur industriel et le transport de marchandises.
L’incertitude du traité T-MEC et ses impacts sur l’investissement
Au-delà de la question horaire, les acteurs économiques de la région expriment une inquiétude croissante concernant le cadre commercial. Le dirigeant de l’association professionnelle a pointé du doigt les révisions annuelles du T-MEC, qu’il juge préjudiciables à la planification à long terme des entreprises.

“Vemos que las condiciones de la relación no se componen. Es algo que preocupa, el resultado del T-MEC en lugar de haberlo extendido 16 años más, ahora lo tendremos 10 años más con revisiones año con año, lo que definitivamente nos va a evitar que haya inversión.”
Manuel Sotelo, président de l’Association des transporteurs
Bien que le volume des échanges soit en baisse, affichant une diminution de deux à trois pour cent par rapport à l’année précédente, la situation reste jugée modérée par rapport à d’autres régions du Mexique. La résilience de l’échange commercial reste, selon les sources, un point positif malgré les vents contraires macroéconomiques.
Développement social : les noces collectives à Ciudad Juárez
En parallèle des enjeux industriels, la ville se prépare à un événement social majeur. Le gouvernement de l’État a confirmé l’organisation de noces collectives, prévues pour le 19 février au Centre culturel Paso del Norte. Comme l’a précisé Esteban González Villa, officier de l’état civil, les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 13 février.
Ce programme permet aux couples de réaliser une économie d’environ 1 200 pesos, en plus d’être exemptés de cours prénuptiaux et de la présence de témoins. Les conditions requises incluent la présentation d’actes de naissance récents, de certificats médicaux officiels et, pour les citoyens étrangers, la traduction apostillée des documents requis.
Mouvements dans le milieu sportif : le départ d’Efraín Juárez
Le climat institutionnel à Mexico est marqué par des changements au sein du club de football Pumas UNAM. Bien que des rumeurs aient suggéré une continuité, le technicien a acté son retrait, évoquant notamment un manque de garanties concernant le renforcement de l’effectif.

Avec un bilan de 24 victoires, 19 nuls et 17 défaites en 60 matchs, son passage laisse une marque mitigée. Excelsior rapporte que l’avenir de l’entraîneur pourrait se dessiner en Europe, plus précisément dans le championnat belge, avec des intérêts provenant du Standard de Liège ou du Club de Bruges. Parallèlement, le club de l’université cherche activement un remplaçant, le nom de Guillermo Almada circulant déjà comme candidat favori pour reprendre les rênes du Pedregal.
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