11 Septembre : Al-Qaïda A Exploité la Vulnérabilité Aérienne des États-Unis

Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, les répercussions de ces attaques continuent de façonner la politique et la société américaine. Selon une chronique publiée par Lapresse, la réaction des États-Unis et le coût humain et financier de la « guerre au terrorisme » témoignent d’une profonde transformation stratégique et politique.

Quatre avions et un ciel bleu éclatant à New York

Le matin du 11 septembre 2001 a commencé sous un ciel bleu éclatant à New York.

Rapidement, les événements se sont enchaînés avec le premier incident au World Trade Center évoqué à l’antenne de CKAC par Paul Arcand, suivi par la deuxième attaque filmée en direct d’un avion de ligne détourné. Quatre avions au total ont été détournés et transformés en missiles guidés par le groupe terroriste Al-Qaïda.

Du World Trade Center au champ en Pennsylvanie

Deux appareils ont frappé le World Trade Center, un troisième a touché le Pentagone, et un quatrième s’est écrasé dans un champ en Pennsylvanie à la suite d’une rébellion de passagers, alors qu’il était destiné au Capitole à Washington, selon les faits relatés par Lapresse.

L’organisation terroriste, dirigée par Oussama ben Laden, avait préalablement ciblé les États-Unis pour manifester son opposition à l’établissement de bases militaires américaines près des lieux saints de l’islam en Arabie saoudite, ainsi qu’en raison du soutien américain à Israël, de la situation des Palestiniens et des pertes civiles durant l’embargo contre l’Irak après la première guerre du Golfe.

Cinq cent mille dollars contre une dette de six billions

Oussama ben Laden a repéré la vulnérabilité des liaisons aériennes en observant qu’il était possible, avant 2001, de voir le poste de pilotage depuis les sièges côté couloir. Ses lieutenants ont planifié les attaques en exploitant l’absence de porte sécurisée séparant la cabine du cockpit, un détail qui a radicalement transformé le transport aérien mondial.

Sur le plan financier, les attaques menées par Al-Qaïda ont nécessité un investissement estimé à 500 000 $, tandis qu’en retour, les États-Unis ont été entraînés dans une « guerre au terrorisme » ruineuse.

D’après Lapresse, cette campagne militaire a alourdi la dette nationale américaine de près de 6 billions de dollars, soit 6 000 milliards de dollars au bas mot, incluant notamment l’invasion de l’Irak entreprise sous des prétextes inventés et caractérisée par un coût humain très élevé pour les populations irakiennes et américaines.

La radicalisation et l’écho de Donald Trump

Au-delà des dépenses militaires, la victoire stratégique de ben Laden se mesure dans la transformation politique intérieure des États-Unis.

La peur du musulman née après 2001 a ouvert la voie à une radicalisation et à une xénophobie décomplexée qui est passée des marges du Parti républicain pour en occuper le centre, trouvant un écho direct dans les propos tenus par Donald Trump un quart de siècle plus tard.

Une menace existentielle pour la démocratie américaine

Cette atmosphère de complotisme et de radicalisation a favorisé l’émergence d’un président-phénomène dont la trajectoire pose une menace existentielle à la démocratie américaine.

Pour Lapresse, la conviction initiale que la puissance brute force le respect des ennemis perdure à travers les décennies, se manifestant plus tard par des guerres commerciales et des menaces diplomatiques à l’égard des alliés traditionnels.

Ce que pensait Oussama ben Laden après le 11 septembre

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