Américains bloqués au Moyen-Orient critiquent le manque de soutien de Washington après les frappes en Iran
DUBAI, Émirats arabes unis (AP) – Des citoyens américains bloqués au Moyen-Orient ont exprimé leur frustration face au manque de soutien du gouvernement américain après l’escalade des tensions suite aux frappes américaines et israéliennes en Iran. Plusieurs personnes coincées dans la région du Golfe ont dénoncé des lignes d’assistance défectueuses et des sites web inopérants, certains se sentant même « piégés » par le manque de clarté et d’assistance.
Les perturbations du transport aérien, consécutives aux tirs de missiles et de drones iraniens qui ont causé des dommages limités aux aéroports de Dubaï, Abu Dhabi, Koweït et Manama (Bahreïn), ont laissé des milliers de voyageurs dans l’incertitude. Si certaines compagnies aériennes du Moyen-Orient ont commencé à organiser des vols de rapatriement, et que le département d’État américain a mis en place des vols charters, de nombreux Américains restent sans savoir quand ni comment ils pourront quitter la région.
Alexander Wade, un résident de l’État de Washington, est bloqué à Abu Dhabi depuis le 27 février, alors qu’il était venu chercher le chien de sa mère. Il critique le moment tardif des avis d’évacuation du gouvernement américain. « Évacuer où et comment ? Comment nous dire d’évacuer alors que les tensions sont déjà à leur comble ? » s’est-il interrogé, ajoutant qu’il avait l’impression d’être « la cible de moqueries ». Il a également rapporté avoir reçu un message vocal préenregistré sur une ligne d’assistance d’urgence lui indiquant que le gouvernement américain ne pouvait être tenu responsable de son évacuation.
Louise Herrle, une retraitée de Pennsylvanie, s’est retrouvée bloquée à Dubaï pendant ses vacances. Elle a constaté une détérioration de la communication avec les autorités américaines ces derniers jours, notamment un lien vers un site web contenant des informations sur les vols charters qui « ne fonctionne pas ». Elle a pu parler à un agent qui lui a indiqué qu’aucun vol d’évacuation officiel n’était prévu et qu’elle devait compter sur les vols commerciaux.
Emily, une Américano-Britannique résidant à Dubaï, espère quitter les Émirats avec son fiancé britannique avant leur mariage prévu au Royaume-Uni dans deux semaines. Après avoir contacté le département d’État américain, elle a reçu des informations contradictoires, notamment un e-mail lui conseillant de rester à Dubaï malgré les avis d’évacuation. Elle a finalement réussi à joindre une ligne d’assistance aux États-Unis, mais l’agent lui a avoué ne pas savoir quand des vols partiraient.
Le département d’État a déclaré avoir facilité le retour en toute sécurité de plus de 20 000 citoyens américains depuis le Moyen-Orient depuis le 28 février, avec environ 8 500 arrivées mercredi. Des milliers d’autres ont été transférés dans des lieux sûrs en Europe et en Asie, ou sont en transit.
L’incident souligne les défis logistiques et de communication auxquels sont confrontés les gouvernements lorsqu’ils tentent d’aider leurs citoyens en cas de crise internationale.
Lien vers le post X du département d’État : x.com/StateDept/status/2029354917471678936
