URGENT : Cour Suprême Indienne S’empare de Soupçons de Fraude Électorale au Bihar
Nouvelles du Monde – 12 Août 2025
La Cour Suprême de l’Inde est au cœur d’une affaire d’une gravité extrême concernant la révision des listes électorales dans le Bihar. L’activiste politique et analyste renommé, Yogendra Yadav, a présenté aujourd’hui devant la plus haute juridiction du pays des preuves troublantes, dont la présence de deux personnes prétendument décédées dans le projet des listes électorales spéciales intensives (SIR) de la Commission électorale (ECI). Cette affaire, qualifiée d’actualité urgente, soulève des questions fondamentales sur l’intégrité du processus démocratique en Inde et met en lumière l’importance cruciale d’une couverture médiatique rapide et précise pour le SEO et l’indexation sur Google Actualités.
Yogendra Yadav Dénonce une Exclusion Massive d’Électeurs
Devant un panel de juges composé de Juge Surya Kant et Juge Joymalya Bagchi, Yogendra Yadav a détaillé une série d’irrégularités potentielles affectant la révision intensive spéciale des listes électorales du Bihar. Son argumentation repose sur des données chiffrées solides, visant à démontrer une exclusion massive et systématique d’électeurs. Selon Yadav, le nombre d’électeurs potentiellement exclus pourrait s’élever à un chiffre alarmant, variant entre 65 lakhs et même 1 crore si le processus actuel se poursuit sans correction. Il soutient que ces exclusions ne sont pas de simples ratés dans l’application du processus SIR, mais plutôt une conséquence de sa conception même. “Les conséquences seront les mêmes partout où le SIR est entrepris”, a-t-il déclaré, soulignant une portée nationale potentielle de cette problématique.
Les projections basées sur le recensement indiquent que la population adulte éligible au Bihar devrait être de 8,18 crores, et non les 7,9 crores actuellement recensés. Ce déficit initial de 29 lakhs aurait dû être comblé par tout exercice de révision. Yadav insiste sur le fait que les données doivent être évaluées à l’aune du pourcentage d’adultes éligibles à voter, et non sur des chiffres absolus qui masquent l’ampleur réelle du problème. L’Inde, malgré des avancées notables, voit sa couverture électorale chuter de 97% à 88% dans le Bihar, une baisse spectaculaire attribuable, selon lui, au transfert de la responsabilité de l’inscription de l’État vers les citoyens, un mécanisme qui tend à évincer les populations marginalisées.
Le SIR 2003 vs. Le SIR Actuel : Des Différences Fondamentales
Yogendra Yadav a également établi un parallèle critique entre la révision intensive de 2003 et l’actuel processus SIR, soulignant des différences fondamentales qui, selon lui, rendent ce dernier sans précédent et potentiellement illégal. Contrairement à 2003, où il s’agissait d’une informatisation des listes avec des vérifications sur le terrain sans exiger de documents formels, le SIR actuel impose la soumission de formulaires, une mesure inédite. “Jamais dans l’histoire de ce pays on n’a demandé à tous les citoyens de soumettre un formulaire ou un document”, a-t-il martelé. Il a demandé une copie de l’ordre de révision de 2003, actuellement non disponible publiquement, pour étayer ses arguments. De plus, il conteste le chiffre avancé par l’ECI concernant les électeurs déjà présents dans les listes de 2003, affirmant qu’il serait plus proche de 2,5 crores que des 4,6 crores avancés.
Suppression Massive et Biais Potentiel contre les Femmes
L’analyse de Yadav met en lumière que le Bihar SIR serait le premier exercice en Inde à enregistrer des ajouts nuls dans les listes électorales, le considérant comme un exercice de “suppression intensive” plutôt que de révision. Si la suppression des faux électeurs est un objectif légitime, l’absence totale de nouveaux inscrits pose question. Pire encore, des preuves suggèrent une suppression accrue des noms des femmes par rapport aux hommes (31 lakhs contre 25 lakhs), indiquant un possible biais sexiste. Yogendra Yadav qualifie ce phénomène de “plus grand exercice de privilège de l’histoire du monde”, avertissant d’un changement tectonique dans la franchise électorale universelle avec un impact potentiel sur plus d’un crore d’électeurs.
Doutes sur la Fiabilité des “Non-Recommandations” des BLO et les Changements de Procédure
Les “non-recommandations” par les BLO (Block Level Officers) des électeurs ayant soumis leurs formulaires d’inscription sont également au cœur des préoccupations. Yadav s’interroge sur la base de ces décisions et sur le manque de transparence des données à ce sujet. De plus, il critique vivement la méthode de l’ECI consistant à modifier ses propres ordres par voie de communiqués de presse, comme ce fut le cas concernant les certificats requis. Cette pratique remet en question la clarté et la stabilité des procédures légales entourant la révision des listes électorales.
Délai d’Appel et Blocage des Listes : Une Menace pour la Concurrence Électorale
L’aspect le plus inquiétant réside dans les délais imposés par l’ECI, qui rendent le droit d’appel pratiquement inaccessible. Yadav calcule que pour respecter les échéances, chaque official électoral devrait traiter un volume de formulaires extraordinairement élevé quotidiennement. Il anticipe que d’ici le 30 septembre 2025, les listes électorales seront figées, rendant tout appel déposé après le 25 septembre caduc. Cette situation pourrait effectivement exclure des candidats potentiels des élections futures, transformant le processus de révision en un outil d’élimination politique. L’affaire, intitulée Association pour les Réformes Démocratiques et OR. Contre la Commission Électorale de l’Inde, WP (c) n° 640/2025 (et cas connectés), est en cours et sa résolution aura des implications majeures pour la démocratie indienne.
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