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XEG : Pourquoi éviter cet ETF énergie canadien ?

Les investisseurs canadiens se tournent vers l’énergie locale face aux tensions géopolitiques

Toronto, le 22 mars 2026 – Les récentes escalades de tensions au Moyen-Orient, notamment le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, ont ravivé l’intérêt des investisseurs pour le secteur énergétique canadien. La crainte d’une perturbation de l’approvisionnement mondial, en particulier via le détroit d’Ormuz, pousse à privilégier les producteurs et les infrastructures énergétiques situés dans des régions politiquement plus stables. Cependant, tous les fonds négociés en bourse (FNB) canadiens axés sur l’énergie ne se valent pas, avertit un analyste financier.

Le FNB iShares S&P/TSX Capped Energy Index (XEG), l’un des plus importants du genre au Canada avec près de 2,1 milliards de dollars d’actifs sous gestion, est remis en question. Lancé en 2001, il souffre, selon une analyse récente, de frais élevés et d’une structure indicielle problématique.

Des frais qui pèsent sur les rendements

Le principal reproche adressé à XEG est son ratio de dépenses de gestion (RDG) de 0,60 %. Pour un investissement de 10 000 $, cela représente 60 $ par an en frais. Si ce niveau pouvait être considéré comme compétitif au début des années 2000, l’environnement actuel des FNB est beaucoup plus concurrentiel. Des alternatives moins coûteuses existent, dont un FNB qui affiche un RDG inférieur de moitié.

Une pondération indicielle contestable

La structure même de l’indice sous-jacent à XEG, le S&P/TSX Capped Energy Index, est également critiquée. Bien qu’il comprenne 26 entreprises, il est pondéré en fonction de la capitalisation boursière, avec un plafond de 25 % pour chaque titre. En réalité, deux entreprises, Canadian Natural Resources (CNQ) et Suncor Energy (SU), représentent à elles seules environ 50 % du portefeuille. Cette concentration excessive réduit l’intérêt de la diversification, même au sein d’un secteur spécifique comme l’énergie.

Un autre point faible est la méthodologie de pondération par capitalisation flottante, qui exclut les actions détenues par des initiés ou des actionnaires stratégiques. Cela peut fausser la représentation réelle de la taille des entreprises. Par exemple, Imperial Oil (IMO), bien que disposant d’une capitalisation boursière d’environ 81 milliards de dollars, est sous-représentée dans l’indice en raison des 70 % de ses actions détenues par Exxon Mobil (XOM).

Une vision incomplète du secteur énergétique canadien

XEG se concentre principalement sur les producteurs de pétrole et de gaz intégrés, négligeant une part importante du secteur énergétique canadien : les entreprises de transport et d’infrastructure. Des acteurs clés tels qu’Enbridge (ENB), TC Energy (TRP), Pembina Pipeline (PPL) et Keyera (KEY) sont absents du portefeuille.

Une alternative plus judicieuse : le FNB NRGY

Une option plus intéressante, selon l’analyste, est le FNB NRGY. Il suit l’indice Mirae Asset Equal Weight Canadian Oil and Gas Index, qui inclut les plus grandes et les plus liquides entreprises énergétiques canadiennes. Sa méthodologie de pondération égale, qui attribue le même poids à chaque entreprise, favorise un effet d’achat bas et de vente haut lors des rééquilibrages, évitant ainsi la concentration excessive observée dans XEG.

De plus, NRGY est nettement moins cher, avec un RDG de 0,27 % et un ratio de dépenses de transaction (RDT) de 0,02 % au 30 juin 2025, soit un coût total inférieur de moitié à celui de XEG.

NAV du XEG au 20 mars 2026 : 26,56 $ CAD

Les investisseurs canadiens à la recherche d’une exposition au secteur énergétique devraient donc examiner attentivement leurs options et considérer les avantages potentiels d’un FNB plus diversifié et moins coûteux comme NRGY.

Avertissement : Les informations fournies sont à titre informatif uniquement et ne constituent pas un conseil en investissement. Les lecteurs sont encouragés à effectuer leurs propres recherches avant de prendre toute décision d’investissement.

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