Trump Poursuit le Wall Street Journal pour diffamation, Réclame Plus de 20 Milliards de Dollars
New york, États-Unis – L’ancien président Donald Trump a intenté une action en justice contre le Wall Street Journal et son propriétaire, News Corp, réclamant plus de 20 milliards de dollars en dommages et intérêts pour diffamation. La poursuite découle de la publication par le journal d’un article concernant une lettre attribuée à Trump et adressée à Jeffrey Epstein.
Trump nie avoir rédigé la lettre, la qualifiant de “fausse chose” et affirmant qu’il n’est pas l’auteur du document. Il demande 10 milliards de dollars pour chaque chef d’accusation de diffamation.
le Wall Street Journal a déposé une requête auprès du tribunal pour obtenir le remboursement de ses frais d’avocat, arguant que l’article n’est pas diffamatoire. Le journal souligne que même si l’article avait correctement attribué la lettre à Trump, le contenu de celle-ci – une note incluant un dessin d’une femme nue – ne constitue pas en soi un acte diffamatoire.
trump a réagi sur sa plateforme Truth social, accusant le journal et Rupert Murdoch, propriétaire de News Corp, d’avoir ignoré ses avertissements préalables concernant la fausseté de la lettre. Il a également critiqué la presse pour son manque de vérification des sources.
Cette nouvelle action en justice intervient quelques jours après le rejet par un juge fédéral d’une poursuite similaire de 15 milliards de dollars intentée par trump contre le New York times, jugée “superflue”.
Cependant, Trump a récemment obtenu des succès dans des affaires de diffamation. L’année dernière,il a remporté un règlement de 15 millions de dollars avec ABC News et un autre de 16 millions de dollars avec CBS News,concernant des déclarations jugées trompeuses.
Contexte et Implications:
Les poursuites en diffamation intentées par d’anciens présidents ou personnalités publiques sont souvent complexes et soulèvent des questions importantes sur la liberté de la presse et les limites de la critique publique. Aux États-Unis, la jurisprudence établit une barre haute pour prouver la diffamation, en particulier lorsqu’il s’agit de personnalités publiques. Il faut démontrer que la publication a été faite avec une “malice réelle”, c’est-à-dire avec la connaissance de sa fausseté ou avec un mépris imprudent de la vérité.
Ces affaires mettent en lumière la tension constante entre le droit à la liberté d’expression, garanti par le Premier Amendement de la Constitution américaine, et le droit à la réputation. L’issue de cette affaire pourrait avoir des implications significatives pour la manière dont les médias couvrent les personnalités publiques et pour la capacité de ces dernières à se défendre contre des allégations qu’elles jugent diffamatoires.
