Home NouvellesVučić découvre en Chine un robot humanoïde révolutionnaire : un partenariat sino-serbe historique

Vučić découvre en Chine un robot humanoïde révolutionnaire : un partenariat sino-serbe historique

Un partenariat stratégique scellé entre la Chine et la Serbie

Le président serbe Aleksandar Vučić a visité mercredi 27 mai 2026 l’usine future de la société chinoise Sensetime à Jiaxing, dans la province du Zhejiang, où il a été témoin de la présentation d’un robot humanoïde capable de se déplacer de manière autonome. Une démonstration qui a marqué le président, comme il l’a confié aux journalistes locaux : « Je suis vraiment impatient de montrer cela au peuple serbe. »

Un partenariat stratégique scellé entre la Chine et la Serbie

Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée officielle de cinq jours en Chine, à l’invitation du président chinois Xi Jinping. Pour Vučić, ce déplacement symbolise une étape clé dans les relations sino-serbes, déjà marquées par des collaborations industrielles approfondies. Depuis 2018, Sensetime – une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle et les robots humanoïdes – a implanté dix usines en Serbie, selon les informations relayées par Sohu. Le projet phare de cette coopération reste la construction d’une usine de production massive de robots humanoïdes en Serbie, annoncée en février 2026 par Vučić lui-même. Ce site, qui devrait voir le jour en 2026 ou 2027, sera le premier du genre en Europe.

« Je suis ravi de voir les progrès de l’industrie chinoise et de constater concrètement les résultats de notre partenariat », a déclaré Vučić lors de sa visite. Il a souligné l’importance de ce projet pour son pays : « Cela ressemble à quelque chose qui vient du XXIIIe siècle. » Une déclaration qui reflète l’enthousiasme du président serbe pour une technologie perçue comme révolutionnaire.

« Vous devez vous battre sans relâche, ne jamais abandonner. Apprenez des Chinois, voyez à quel point ils sont travailleurs. »

— Aleksandar Vučić, président de la Serbie, lors de son discours aux jeunes participants au camp international « Fer de lance de la jeunesse – Fabrication de l’avenir »

Un investissement de 900 millions d’euros pour l’avenir commun

Au-delà des démonstrations technologiques, la visite de Vučić a été l’occasion de sceller des accords majeurs. Lors d’une cérémonie de signature, le président serbe et des représentants chinois ont officialisé des investissements totalisant plus de 900 millions d’euros dans des secteurs clés : technologies de pointe, pièces automobiles et industries manufacturières avancées. Ces engagements s’ajoutent à ceux déjà annoncés pour la construction de l’usine de robots humanoïdes, consolidant ainsi la position de la Serbie comme hub technologique en Europe.

Un autre symbole fort de cette coopération a été l’inauguration du centre culturel sino-serbe à Jiaxing, dédié aux échanges entre jeunes des deux pays. Ce centre, axé sur des domaines comme la fabrication intelligente, les énergies renouvelables et les robots humanoïdes, vise à renforcer les liens entre les générations futures. « Ce centre offrira une plateforme durable pour que nos jeunes apprennent les uns des autres », a expliqué Vučić, insistant sur l’importance de cette transmission intergénérationnelle.

Une relation diplomatique forgée dans l’adversité

La visite de Vučić en Chine contraste fortement avec les traitements réservés à la Serbie dans d’autres capitales occidentales. Comme le rappelle NetEase, le président serbe a été confronté à des humiliations publiques lors de ses déplacements aux États-Unis et en Europe. En 2020, lors d’une visite à la Maison-Blanche, il avait dû s’asseoir sur un tabouret minuscule dans le bureau ovale, malgré sa taille imposante (près de deux mètres). En 2023, lors d’un sommet européen, son nom manquait sur la liste des participants, le forçant à s’asseoir sur une chaise en plastique qui s’est brisée sous son poids.

Robot humanoïde : le grand pas en avant de la Chine

Ces épisodes ont renforcé le sentiment d’exclusion de la Serbie face aux institutions occidentales, d’autant plus que le pays a été un allié clé de la Chine dans des crises internationales. En 2020, Pékin a soutenu Belgrade en lui fournissant des systèmes de défense avancés après les tensions avec l’OTAN en Bosnie. Pendant la pandémie, alors que l’Europe se refermait sur elle-même, la Chine a maintenu des livraisons de matériel médical à la Serbie, illustrant une solidarité concrète.

Quelles perspectives pour cette alliance technologique ?

Avec la signature de ces accords, la Serbie s’engage sur une voie technologique ambitieuse, portée par des investissements massifs et une coopération scientifique renforcée. Pour Vučić, cette alliance avec la Chine représente une opportunité historique pour son pays, souvent marginalisé sur la scène internationale. « Nous avons établi les meilleures relations dans tous les domaines, comme en témoignent nos collaborations étroites dans l’IA, les solutions innovantes et les technologies modernes », a-t-il déclaré avant de quitter Jiaxing.

Quelles perspectives pour cette alliance technologique ?
cluster (priority): m.sohu.com

Cependant, cette relation soulève des questions géopolitiques. Alors que l’Europe cherche à diversifier ses partenariats technologiques pour réduire sa dépendance à la Chine, la Serbie, membre candidat à l’UE, navigue entre deux mondes. Son choix de s’appuyer sur Pékin pour des projets stratégiques pourrait lui valoir des critiques, notamment de la part des États membres de l’UE soucieux de préserver leur autonomie industrielle.

À court terme, les prochains mois seront déterminants. La Serbie devra concrétiser ses promesses en matière de production de robots humanoïdes, tout en gérant les attentes d’une population jeune et dynamique, comme en témoignent les discours de Vučić lors du camp international dédié aux jeunes. « Vous devez rapporter ces connaissances et ces technologies chez vous », a-t-il lancé aux participants, soulignant l’enjeu humain derrière ces investissements.

Une chose est sûre : cette visite à Jiaxing marque un tournant dans l’histoire industrielle serbe, et pourrait bien redéfinir les contours de son avenir technologique.

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