À l’approche des élections législatives prévues de vendredi à dimanche, le président russe Vladimir Poutine a exhorté, mercredi 16 septembre, les électeurs à participer au scrutin pour démontrer le soutien national aux soldats en Ukraine, qualifiant le vote de « baromètre » pour le soutien à la guerre selon France 24 et Boursier. Pendant ce temps, l’opposant en exil Ilia Iachine appelle à une action de protestation le 20 septembre.
Le système politique russe se prépare à un nouveau scrutin sous haute surveillance, alors que les électeurs s’apprêtent à renouveler les 450 sièges de la chambre basse du Parlement, la Douma d’État. Pour la première fois depuis le déclenchement de l’offensive militaire en février 2022, les citoyens se prononcent lors d’élections législatives sur fond de conflit armé et de tensions économiques persistantes. Selon les informations rapportées par le service international d’information France 24 et l’agence Boursier, la Douma a traditionnellement approuvé sans réserve toutes les initiatives émanant du Kremlin.
L’appel de Vladimir Poutine et le baromètre du conflit
Dans une allocution télévisée diffusée à la nation, le chef de l’État a présenté le scrutin comme un test crucial pour mesurer l’adhésion populaire à la campagne militaire menée chez le voisin ukrainien, tout en évoquant les territoires ukrainiens contrôlés par Moscou. Le dirigeant a insisté sur l’importance d’une participation massive pour faire face aux pressions extérieures et assurer la victoire de la Russie.

Vladimir Poutine, président russe, cité par France 24 et Boursier, a déclaré que le choix et la volonté des citoyens démontreraient une fois de plus que des millions de personnes soutiennent les soldats, que le peuple est uni par des valeurs communes, la mémoire historique et l’amour de la patrie, et que personne ne parviendra à diviser, intimider ou saper la souveraineté et le système sociopolitique.
Cette intervention intervient alors que l’économie locale est mise à rude épreuve et que les sondages indiquent des inquiétudes croissantes parmi certains Russes face aux répercussions de la guerre sur leur vie quotidienne, d’après les analyses relayées par l’agence financière Boursier et France 24. Les autorités maintiennent un contrôle strict sur le système politique, et le parti au pouvoir, Russie unie, soutenu par Vladimir Poutine, devrait selon toute vraisemblance conserver sa position dominante.
L’opposition en exil organise l’initiative Midi pour la paix
En réaction au contrôle exercé sur le scrutin, l’opposant Ilia Iachine, figure de l’opposition libérale et proche allié de l’ancien opposant Alexeï Navalny, tente de mobiliser les voix contestataires. Condamné fin 2022 à huit ans de prison pour avoir dénoncé des actes dans la ville ukrainienne de Boutcha, puis libéré lors d’un échange de prisonniers, il réside désormais à Berlin. Depuis l’Allemagne, il dirige une nouvelle formation politique baptisée «Russie Pacifique».

Il invite les personnes opposées au conflit à se rendre aux urnes le 20 septembre à midi, en Russie comme à l’étranger.
Contexte répressif et craintes d’une escalade future
La marge de manœuvre pour toute contestation légale demeure extrêmement restreinte, France 24 et Boursier soulignant que la plupart des candidats opposés à la guerre ont été exclus du scrutin. Le mois dernier, la Cour suprême a invalidé la participation du seul parti opposé au conflit, Iabloko, empêchant ses candidats de se présenter aux élections législatives. Face à cette situation, l’opposant exilé ne considère pas ce scrutin comme une élection authentique.
Au-delà du vote, Ilia Iachine redoute des développements militaires majeurs dès la clôture des urnes. Il s’attend à une intensification des opérations et à la mobilisation de centaines de milliers de réservistes pour mener une offensive d’envergure au printemps ou à l’été prochains, tout en évoquant de possibles provocations visant des pays baltes ou la Pologne. Des perspectives fermement réfutées par Moscou, qui qualifie ces accusations de désinformation destinée à perturber le déroulement du scrutin.
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