Alors que la loi de 2006 interdisait strictement aux mineurs de donner des organes, le ministère de la Santé au Vietnam a soumis au Parlement un projet de révision ouvrant pour la première fois la possibilité pour les moins de 18 ans de faire don de tissus régénératifs de leur vivant ou d’organes après leur décès, déclenchant un vif débat public.
Le Parlement examine un projet de loi controversé sur le don d’organes chez les mineurs
Le 27 octobre 2026, le ministère de la Santé a organisé une conférence de presse pour exposer les fondements de ce projet de loi qui modifie la législation en vigueur depuis près de deux décennies. La réforme comprend 7 chapitres et 39 articles, déposés devant l’Assemblée nationale le 21 octobre. L’innovation majeure de ce texte réside dans l’intégration des personnes de moins de 18 ans dans le dispositif de don. Depuis la première greffe réalisée en 1992 jusqu’en mars 2026, le pays a mené 11 187 interventions de ce type.
Les critères stricts encadrant le don chez les jeunes et les restrictions absolues
Pour les personnes vivantes de moins de 18 ans, la loi proposée restreint strictement l’acte aux tissus régénératifs, tels que les cellules souches hématopoïétiques issues de la moelle osseuse, afin d’aider un proche lorsque aucun adulte compatible n’est disponible.
Le texte maintient une interdiction totale sur les organes vitaux des mineurs vivants. Le directeur de l’Hôpital d’amitié Việt Đức a rappelé que le prélèvement d’organes sur un enfant vivant est formellement exclu en toutes circonstances. Le projet exige en outre un consentement écrit à la fois du mineur et de ses représentants légaux, ainsi qu’une consultation indépendante.
Dương Đức Hùng a indiqué : « Le prélèvement d’organes sur des enfants vivants n’est pas autorisé. Du vivant de l’enfant, en toutes circonstances, cela n’est pas permis. »
La confrontation entre la pénurie d’organes pédiatriques et les craintes de l’opinion publique
La ministre de la Santé Đào Hồng Lan a souligné que l’objectif consiste à sauver des vies tout en rejetant toute idée de contrainte ou de commercialisation. Cependant, la diffusion de certaines informations sur les réseaux sociaux a provoqué des réactions de rejet et des retraits d’inscriptions au don.

Des experts et des parlementaires ont également suggéré des garde-fous supplémentaires, tels que l’avis obligatoire d’un conseil médical ou d’éthique, pour encadrer les décisions concernant les mineurs.
Trịnh Xuân An a déclaré : « Selon moi, les trois conditions mentionnées ci-dessus constituent seulement des conditions suffisantes, tandis que la condition médicale nécessaire est l’ajout d’une évaluation professionnelle par un conseil médical. »
| É tablis s ement ou a gence | Indicateur ou situation clinique |
|---|---|
| Hôpital national de pédiatrie | Environ 60 enfants en attente d’une greffe de foie |
| Bilan national (1992–2026) | 11 187 transplantations d’organes réalisées au total |
Le projet de loi continue d’être amendé grâce aux contributions des députés et des experts alors que l’Hôpital national de pédiatrie suit environ 60 enfants en attente d’une greffe de foie.
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