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Venezuela : Libération de prisonniers politiques, pression internationale monte

Venezuela libère des figures de l’opposition dans un geste perçu comme une tentative d’apaisement

CARACAS, Venezuela – Le gouvernement vénézuélien a libéré dimanche plusieurs figures de l’opposition emprisonnées, dont Juan Pablo Guanipa, un allié proche de la militante Maria Corina Machado, après des mois de détention qualifiés de politiquement motivés. Cette libération intervient alors que le gouvernement par intérim de Delcy Rodríguez est soumis à une pression croissante pour libérer des centaines de personnes détenues en raison de leurs opinions politiques.

Guanipa, ancien gouverneur, a annoncé sa libération dans une vidéo publiée sur X, anciennement Twitter, affirmant : « Aujourd’hui, nous sommes libérés. Beaucoup de choses à discuter sur le présent et l’avenir du Venezuela, toujours avec la vérité en premier lieu. » La vidéo montre Guanipa quittant un centre de détention à Caracas, entouré de véhicules blindés et d’agents de sécurité.

[Intégrer ici la vidéo X de Juan Pablo Guanipa : https://twitter.com/JuanPabloGuanipa/status/1758688888888888888 (remplacer par le lien réel)]

Le Foro Penal, une organisation vénézuélienne de défense des droits des prisonniers, a confirmé la libération d’au moins 30 personnes dimanche. Parmi les autres figures de l’opposition libérées figurent Maria Oropeza, dont l’arrestation spectaculaire, filmée en direct alors que des agents des services de renseignement militaires enfonçaient la porte de son domicile avec un pied-de-biche, avait suscité l’indignation, ainsi que l’avocat de Machado, Perkins Rocha.

Ces libérations font suite à une visite récente de représentants du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au Venezuela. Le Haut-Commissaire, Volker Türk, a offert son soutien pour aider le Venezuela à élaborer une feuille de route pour le dialogue et la réconciliation, plaçant les droits de l’homme au centre de cette démarche. Son porte-parole, Ravina Shamdasani, a confirmé le déploiement d’une équipe sur le terrain.

La libération de ces prisonniers politiques intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes au Venezuela. Le pays, riche en pétrole, est confronté à une crise économique et humanitaire depuis des années, exacerbée par des sanctions internationales et une mauvaise gestion.

[Intégrer ici une image ou une vidéo pertinente sur la situation au Venezuela, si disponible]

Guanipa avait été arrêté fin mai et accusé par le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, de faire partie d’un groupe « terroriste » complotant pour boycotter les élections législatives de ce mois-là. Son frère, Tomás Guanipa, avait rejeté ces accusations, affirmant que l’arrestation visait à réprimer la dissidence.

Le gouvernement par intérim de Delcy Rodríguez a pris le pouvoir après la capture du président Nicolás Maduro par les forces américaines le mois dernier. Le 8 janvier, le gouvernement avait annoncé son intention de libérer un nombre important de prisonniers, une demande centrale de l’opposition et des organisations de défense des droits de l’homme, avec le soutien des États-Unis. Cependant, les familles et les organisations de défense des droits de l’homme ont critiqué la lenteur du processus de libération.

L’Assemblée nationale, contrôlée par le parti au pouvoir, a entamé cette semaine le débat sur un projet de loi d’amnistie qui pourrait conduire à la libération de centaines d’autres prisonniers. L’opposition et les organisations non gouvernementales ont accueilli cette initiative avec un optimisme prudent, tout en formulant des suggestions et en demandant davantage d’informations sur le contenu de la proposition.

Jorge Rodríguez, président de l’Assemblée nationale, a publié vendredi une vidéo sur Instagram montrant qu’il se trouvait devant un centre de détention à Caracas et a déclaré que « tout le monde » serait libéré d’ici la semaine prochaine, une fois le projet de loi d’amnistie approuvé.

Ces développements surviennent alors que la communauté internationale observe de près la situation au Venezuela. Selon les données de l’ONU, plus de 900 prisonniers politiques sont encore détenus dans le pays. La libération de ces figures de l’opposition pourrait être perçue comme un geste de bonne volonté de la part du gouvernement Rodríguez, dans le but de relancer le dialogue avec l’opposition et de trouver une solution à la crise politique et économique qui frappe le Venezuela.

L’Associated Press a contribué à cet article.

Source : Global News Canada.

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