Un homme de 56 ans condamné pour des violences et viols conjugaux à Montluçon (Allier) : « Il avait la volonté d’imposer sa domination »

Quatre ans d’enfer. Un enfer fait de violences, d’insultes et de viols conjugaux. À la barre, le prévenu de 56 ans reconnaît l’ensemble des faits pour lesquels il comparaît.

Mais, comme le remarquent l’avocate de son ex-compagne, Me Tribalat-Langénieux, et le procureur de la République, c’est avec un détachement déstabilisant qu’il avoue ce qu’il a fait subir à celle qui a partagé sa vie, de 2011 à juillet 2017, dans cette petite commune de l’arrondissement de Montluçon.

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En décembre 2014, les premières violences physiques

Pourtant, jusqu’en 2014, elle le décrivait comme « un homme gentil », « rigolo ». Jusqu’à ce que sa consommation d’alcool augmente. Son conjoint s’énerve de plus en plus, de plus en plus rapidement.

« Je m’emporte vite, les nerfs me montent. »

le prévenu (au tribunal)

Et le 11 décembre 2014, les premières violences physiques surviennent.

Le deuxième épisode a lieu en mars 2015. Puis les coups deviennent plus réguliers, principalement lorsqu’il rentre le soir, alcoolisé. Il y a les morsures, les pincements, les tapes du plat de la main sur la tête, un coup de poing. Il lui serre les poignets, l’attrape par le cou. Il s’en prend à elle, raconte-t-il, parce qu’elle n’a pas préparé le repas, parce qu’elle ne lui a pas fait de gâteau d’anniversaire, parce que le ménage est « mal fait »…

Les violences psychologiques deviennent monnaie courante. Tout comme les rapports sexuels imposés. Pour lui, indique-t-il en audition, « quand on a une érection, il faut aller jusqu’au bout ». Car, il le soutient, elle est sa compagne et il « ne savait pas que c’était répréhensible ».

Le prévenu aurait pu comparaître devant une cour d’assises pour les faits de viols. Mais avec l’accord de la victime, les viols ont été requalifiés en agressions sexuelles et donc correctionnalisés.

Une peine de prison ferme prononcée

Son avocate, Me Bourg, souligne ainsi : « Le contexte est très particulier. »

« Pour lui, sa compagne doit être une femme à la maison, faire la cuisine. Elle n’a pas forcément son mot à dire. Il a grandi, malgré lui, dans ce schéma-là. »

Me valérie bourg (avocate de la défense)

Mais pour le procureur, « ses actes, avec la volonté d’imposer sa domination, sont abjects ». Il a donc demandé une peine « sévère ».

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Le tribunal a suivi ses réquisitions : cinq ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois avec sursis probatoire de deux ans. Un mandat de dépôt à délai différé a également été prononcé à son encontre et il sera inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes.

Tél. 3919. Les femmes victimes de violences peuvent contacter ce numéro d’urgence, gratuit et anonyme, accessible 7 jours sur 7.

Laura Morel

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