L’Ukraine a affirmé vendredi 23 octobre 2026 que des restrictions affectent toujours le système de communication militaire Starshield, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’un rétablissement complet de l’accès par Elon Musk, malgré les dénégations de la Maison-Blanche sur toute intervention officielle.
Le décalage persiste entre les annonces politiques à Washington et la réalité sur le terrain ukrainien.
Les restrictions persistantes sur le terrain ukrainien
Les équipements militaires continuent de dysfonctionner en dépit des déclarations optimistes venues des États-Unis. Un artilleur ukrainien opère près de la ligne de front dans la région de Donetsk, où les coupures de signal persistent à grande vitesse. Le ministère ukrainien de la Défense a souligné qu’il n’existe, pour l’heure, aucune confirmation officielle de la levée des limitations.
« Ce matin encore, des cas de perte de signal continuent d’être observés à des vitesses de 161 km/h », a indiqué une source au sein du ministère ukrainien de la Défense à l’AFP.

Ces coupures techniques touchent les terminaux lorsqu’ils se déplacent rapidement. En revanche, selon les informations publiques, Starshield n’est pas utilisé pour viser le territoire russe lui-même, car celui-ci se situe hors de la zone de couverture du réseau.
L’annonce de Donald Trump et la réaction de kiev
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que le fondateur de SpaceX avait rétabli l’accès au réseau pour les forces ukrainiennes. Le dirigeant a éludé les questions sur d’éventuels appels diplomatiques menés en coulisses, insistant sur le résultat pratique.
« Je ne veux pas faire de commentaires sur le fait que j’ai appelé ou que quelqu’un d’autre a appelé – ça ne change rien.
Quelques heures avant cette prise de parole, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait indiqué que le débit et la vitesse du réseau n’avaient pas encore retrouvé leur niveau normal suite aux restrictions mises en place à la mi-octobre.
Le rôle de l’entreprise SpaceX et les dénégations du Pentagone
Face aux interrogations, les responsables américains ont rejeté toute responsabilité directe dans ces choix technologiques. Le chef de la diplomatie Marco Rubio a précisé que le président n’avait rien à voir avec les décisions prises par les structures de SpaceX.
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