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UE finance terrain sportif à Baidoa : un espoir pour la paix et la jeunesse en Somalie

Un terrain sportif pour la paix communautaire

Le 23 mai 2026, les autorités de l’État du Sud-Ouest en Somalie ont inauguré un terrain sportif financé par l’Union européenne, un projet phare pour renforcer la cohésion sociale et le développement des jeunes dans une région marquée par des décennies de conflit et de sécheresse. Alors que la Somalie reste l’un des pays les plus fragiles au monde, cette infrastructure s’inscrit dans une stratégie plus large de l’UE visant à promouvoir des solutions durables pour les communautés déplacées, avec un investissement total dépassant les 50 millions d’euros depuis 2012.

Un terrain sportif pour la paix communautaire

Situé à Baidoa, ce terrain sportif – construit par la NIS Foundation avec un financement de l’UE – a été officiellement ouvert par le leader adjoint de l’État du Sud-Ouest, Jibril Abdiraashid Haji, en présence de représentants locaux et d’agences humanitaires. Selon les déclarations officielles, cette infrastructure vise à “renforcer le développement de la jeunesse, la cohésion communautaire et la construction de la paix”, des objectifs cruciaux dans une région où 60% des routes restent inaccessibles pendant la saison des pluies. Le projet s’inscrit dans le cadre du programme RE-INTEG de l’UE, doté d’un budget de 5,5 millions d’euros pour le seul État du Sud-Ouest, et qui bénéficie à 26 600 personnes affectées par les déplacements forcés.

Un terrain sportif pour la paix communautaire
cluster (priority): reliefweb.int

« Ce terrain sportif contribuera à l’intégration sociale, renforcera les amitiés entre jeunes et promouvra la coexistence pacifique au sein de la communauté », a déclaré Jibril Abdiraashid Haji lors de la cérémonie d’inauguration. Une déclaration qui reflète l’approche holistique de l’UE, qui combine infrastructures sportives avec des programmes éducatifs, sanitaires et de protection sociale. Le projet est géré par un consortium dirigé par Concern Worldwide, en partenariat avec le Conseil norvégien pour les réfugiés et le Conseil danois pour les réfugiés.

L’UE investit massivement dans la reconstruction somalienne

Cette inauguration s’inscrit dans une dynamique plus large d’investissements européens en Somalie, où l’UE a déjà alloué plus de 58 millions d’euros depuis 2012 pour des projets d’infrastructure et de développement communautaire. Au-delà des terrains sportifs, ces fonds ont permis la construction de ponts stratégiques comme celui de Kwacjok au Soudan du Sud, un projet de 6,5 millions de dollars qui relie trois régions séparées par le fleuve Jur et facilite les échanges commerciaux. « Ce pont n’est pas seulement une infrastructure, c’est un investissement dans plusieurs secteurs : éducation, agriculture, santé, transport et tourisme », a souligné Rebecca Okwaci, ministre des Routes et des Ponts du Soudan du Sud, lors de sa cérémonie d’inauguration en 2025.

L'UE investit massivement dans la reconstruction somalienne
cluster (priority): fpusa.org

Au Soudan du Sud, où seulement 200 kilomètres des 20 000 kilomètres de routes sont goudronnés, ces infrastructures représentent une avancée majeure. Le pont de Kwacjok, construit avec l’aide du Programme alimentaire mondial (PAM) et financé par l’UE, a permis d’embaucher localement jusqu’à 80 travailleurs, créant des emplois dans une région où le chômage des jeunes dépasse 40%. « Ce projet pose les bases de la croissance socio-économique de la région en facilitant le commerce régional et l’intégration communautaire », a expliqué Ronald Sibanda, directeur du PAM au Soudan du Sud.

Un modèle de développement intégré

Ce qui distingue ces projets européens, c’est leur approche systémique. Alors que le terrain sportif de Baidoa se concentre sur la cohésion sociale, le programme RE-INTEG qu’il soutient va bien au-delà : il inclut des formations professionnelles, des soins de santé, des accès à l’eau potable et des programmes de protection contre les violences basées sur le genre. « Nous comptons sur le leadership des autorités locales et du gouvernement fédéral somalien pour améliorer la résilience des populations et offrir des solutions durables aux communautés déplacées », a déclaré Susanne Martin, cheffe de la section Résilience de la délégation de l’UE en Somalie.

Un modèle de développement intégré
cluster (priority): south.edu
Un modèle de développement intégré
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Cette stratégie rejoint celle observée dans d’autres pays de la région, comme le Soudan du Sud où l’UE a financé des programmes similaires. « Ce projet est plus qu’un simple pont, c’est un investissement dans divers secteurs qui contribuera à la stabilité et à la prospérité du pays », a affirmé l’ambassadrice de l’UE au Soudan du Sud, Dr Sinead Walsh, lors de l’inauguration du pont de Kwacjok. Une déclaration qui résume la philosophie européenne : combiner infrastructures matérielles avec des programmes sociaux pour créer des conditions durables de développement.

Quels défis persistent malgré ces avancées?

Malgré ces investissements significatifs, plusieurs défis persistent. En Somalie, près de 2,9 millions de personnes restent déplacées internes en raison des conflits et de la sécheresse, selon les dernières estimations. Le programme RE-INTEG, bien que bien conçu, ne couvre que 26 600 personnes sur ce total, laissant une grande partie de la population sans soutien. De plus, la saison des pluies qui commence en juin rendra inaccessibles 60% du territoire, compliquant la distribution des aides et la mise en œuvre des projets.

Au Soudan du Sud, où les tensions intercommunautaires persistent, les infrastructures comme le pont de Kwacjok pourraient atténuer certains conflits, mais ne suffisent pas à elles seules. « Nous devons travailler ensemble pour atteindre ceux qui n’ont pas encore été aidés », a insisté le ministre somalien Gamal Hassan lors du lancement du programme RE-INTEG. Cette déclaration souligne le besoin d’une coordination renforcée entre les différents acteurs humanitaires et gouvernementaux.

Quels sont les prochains pas?

Les prochaines étapes pour ces projets sont claires : accélérer la mise en œuvre des programmes sociaux associés aux infrastructures, renforcer la coordination entre les différents acteurs et élargir la couverture géographique. L’UE a déjà annoncé son intention de maintenir son soutien financier, avec des promesses de nouveaux fonds pour les années à venir. Cependant, le succès dépendra également de la capacité des gouvernements locaux à assurer la gestion et l’entretien de ces infrastructures.

Dans un contexte géopolitique complexe où les crises humanitaires s’intensifient, ces initiatives européennes offrent un modèle de développement intégré qui pourrait inspirer d’autres donateurs. Mais leur pérennité dépendra de la capacité à transformer ces infrastructures en leviers de croissance économique et sociale durable, tout en répondant aux besoins urgents des populations les plus vulnérables.

Pour suivre l’évolution de ces projets, consultez les dernières actualités sur les investissements européens en Somalie ici et sur les infrastructures au Soudan du Sud ici. Les détails sur le programme RE-INTEG sont disponibles ici.

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