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Trump annonce un accord avec l’Iran « presque finalisé » d’ici dimanche

Un accord en vue, mais sous tension

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les négociations avec l’Iran sur un accord de paix sont « presque terminées » et pourraient aboutir d’ici dimanche, tout en menaçant de relancer des frappes militaires si les discussions échouent. Selon des sources concordantes, le texte final inclurait l’ouverture progressive du détroit d’Ormuz et un gel des programmes nucléaires iraniens, mais les tensions persistent entre Washington et Téhéran, où des responsables iraniens ont prévenu que toute escalade militaire serait « écrasante ».

Un accord en vue, mais sous tension

Les déclarations de Trump, relayées par Interia et RMF24, marquent un tournant dans un conflit qui oppose les États-Unis à l’Iran depuis février 2026. Le président américain a affirmé que « l’accord avec l’Iran a été largement négocié » lors d’une conférence de presse improvisée à la Maison-Blanche, précisant que les derniers ajustements concernaient des questions de « sécurité énergétique et de vérification des engagements ». Ces négociations impliquent désormais des représentants directs des ministères américains des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que des émissaires iraniens basés à Doha sous l’égide du Qatar, pays qui a officiellement acté son rôle de médiateur dans un communiqué publié samedi matin par son ministère des Affaires étrangères.

Le président Trump a ajouté que les discussions avaient été « intensifiées » après des consultations téléphoniques avec les dirigeants de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, qui ont tous deux exprimé leur soutien à une solution diplomatique pour éviter une crise pétrolière régionale. Selon des sources diplomatiques américaines citées par Onet, ces échanges ont permis de « clarifier les attentes » des pays du Golfe concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, une demande centrale pour Riyad et Abou Dhabi.

« L’accord avec l’Iran a été largement négocié. Il ne reste plus qu’à le finaliser entre les États-Unis, l’Iran et les autres pays de la région. Nous avons déjà des garanties écrites sur la non-prolifération nucléaire et la levée des restrictions maritimes. »

— Donald Trump, cité lors d’une déclaration à la presse à la Maison-Blanche, samedi 24 mai 2026.

Un accord en vue, mais sous tension
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Cependant, les négociations restent fragiles. Le sénateur républicain Marco Rubio, en visite officielle en Inde, a estimé lors d’une intervention télévisée diffusée par NDTV que « tout pourrait basculer d’ici samedi soir », tout en soulignant que « les Iraniens jouent avec le feu en retardant les discussions sur le nucléaire ». Dans le même temps, des officiels iraniens, dont le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Esmaeil Baqaei, ont confirmé dans un communiqué diffusé par l’agence de presse iranienne IRNA que Téhéran finalisait un protocole de 14 clauses, mais ont précisé que « les détails techniques sur le nucléaire seront abordés dans une phase ultérieure ». Cette position a été immédiatement contestée par le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, qui a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre des Affaires étrangères saoudien Faisal bin Farhan que « toute omission sur le nucléaire est inacceptable et rendrait l’accord caduc ».

Parallèlement, des sources américaines proches de l’administration, dont le site Axios cite des « responsables non identifiés », rapportent que Donald Trump « envisage sérieusement de relancer des frappes ciblées » si les discussions échouent, une option qui aurait été discutée lors d’une réunion restreinte du Conseil de sécurité nationale jeudi dernier. Le vice-président J.D. Vance, connu pour son approche pragmatique, aurait plaidé pour une « solution négociée », tandis que le directeur de la CIA, John Ratcliffe, aurait insisté sur la nécessité de « maintenir la pression militaire » pour éviter toute perception de faiblesse, selon des propos rapportés par Politico Europe.

Les points clés de l’accord en discussion : détails et désaccords

Les points clés de l’accord en discussion : détails et désaccords
cluster (priority): RMF24
  • Ouverture progressive du détroit d’Ormuz : Les États-Unis s’engagent à lever les restrictions unilatérales sur le trafic maritime dans le détroit, à condition que l’Iran garantisse un « passage sécurisé » pour les navires commerciaux, comme l’a précisé le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin, lors d’une audition devant le Sénat vendredi. Un mémorandum d’entente signé entre Washington et Téhéran via des intermédiaires qataris stipule que les garde-côtes iraniens ne procéderont à aucune inspection ou détention de navires étrangers sans accord préalable des États-Unis. Cependant, des officiels iraniens ont souligné auprès de l’agence Fars News que cette ouverture serait « conditionnelle à la fin des sanctions économiques », une exigence rejetée par le Trésor américain.
  • Gel des programmes nucléaires : Bien que le sujet ne figure pas encore dans le protocole final de 14 clauses, des documents internes obtenus par le Financial Times révèlent que les États-Unis proposent un gel technique des centrifugeuses iraniennes en échange d’un accès accru des inspecteurs de l’AIEA aux sites de Natanz et Fordow. Trump a assuré à CBS News lors d’un entretien exclusif diffusé samedi que « l’accord empêchera l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, sous peine de sanctions immédiates et de représailles militaires ». Cependant, des diplomates iraniens anonymes ont déclaré à Reuters que Téhéran refuse toute limitation permanente de son programme, exigeant en retour une levée totale des sanctions et un retrait des troupes américaines de la région.
  • Lever partielle des sanctions : Les États-Unis proposent de déblocquer environ 20 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, selon des calculs du département du Trésor, en échange d’une réduction des réserves d’uranium enrichi à 20 % (contre les stocks actuels estimés à 2 500 kg par l’AIEA). Cette offre, détaillée dans un projet de résolution soumis au Congrès par la majorité républicaine, est conditionnée à la signature d’un accord de vérification par l’AIEA. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a réagi en déclarant que « cette somme est dérisoire comparée aux centaines de milliards de dollars de pertes subies par l’économie iranienne », une position reprise par le président du parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d’une session télévisée.
  • Rôle du Pakistan et des médiations régionales : Le Pakistan, qui a officiellement acté son rôle de facilitateur dans un communiqué conjoint avec le Qatar, a transmis une version révisée de l’accord aux deux parties jeudi dernier. Selon des sources diplomatiques pakistanaises citées par Dawn, Islamabad a insisté sur l’inclusion de clauses liées à la sécurité des investissements chinois dans les infrastructures iraniennes, un sujet sensible pour Pékin. Par ailleurs, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont exigé des garanties écrites contre toute ingérence iranienne dans les affaires intérieures de leurs alliés régionaux, une demande qui complique les négociations.

Un détail technique crucial : selon des diplomates européens anonymes, les médiateurs espèrent que cet accord prolongera de 30 à 60 jours le cessez-le-feu en vigueur depuis avril, comme le suggère un projet de résolution circulé par l’Union européenne. Cependant, l’équilibre reste précaire. D’un côté, des factions au sein de l’administration Trump, comme le vice-président J.D. Vance, poussent pour une solution diplomatique, arguant que « les frappes coûteraient bien plus cher que les concessions ». De l’autre, des voix comme celle du directeur de la CIA, John Ratcliffe, plaident pour une approche plus ferme, estimant que « l’Iran ne négocie que pour gagner du temps ». Cette division interne a été confirmée par un haut fonctionnaire du Conseil de sécurité nationale, qui a déclaré sous couvert d’anonymat à The New York Times que « le président hésite encore entre les deux options ».

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« Soit je frappe plus fort que jamais, soit nous signons un accord qui sera bon. Il n’y a pas de troisième option. »

— Donald Trump, cité lors d’une réunion restreinte du Conseil de sécurité nationale, selon des notes internes obtenues par Axios.

Les réactions iraniennes : entre espoir et menaces explicites

Côté iranien, les signaux sont ambivalents. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a confirmé dans un communiqué diffusé par IRNA que Téhéran finalisait un protocole de 14 clauses, mais a précisé que « la question du nucléaire n’est pas encore incluse dans les discussions finales, car elle relève d’un accord séparé ». Cette omission a provoqué des réactions immédiates à Washington, où le secrétaire d’État Antony Blinken a qualifié cette position de « non-négociable » lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien. Parallèlement, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a prévenu via le journal libanais L’Orient-le-Jour que « toute reprise des attaques américaines déclencherait une réponse écrasante, incluant des frappes sur les bases américaines en Irak et au Qatar ». Cette mise en garde a été reprise par le commandant des Gardiens de la révolution, Hossein Salami, lors d’une allocution télévisée diffusée samedi, où il a affirmé que « l’Iran dispose de capacités de rétorsion qui rendraient toute escalade militaire catastrophique pour les États-Unis ».

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Plus inquiétant, le Hezbollah, allié de Téhéran, a publié un communiqué saluant « les progrès réalisés pour un accord de paix régional », tout en avertissant que « toute agression contre l’Iran sera considérée comme une agression contre la Résistance islamique ». Ce communiqué, diffusé par l’agence Al-Manar, suggère que l’Iran pourrait utiliser le dossier libanais comme levier dans les négociations, une stratégie déjà évoquée lors des pourparlers de 2015. Par ailleurs, des sources militaires iraniennes ont indiqué à Tasnim News que des exercices navals conjoints avec la Russie dans le golfe d’Oman avaient été intensifiés depuis mercredi, une manœuvre perçue comme un signal de dissuasion.

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Les implications régionales et les réactions internationales

La situation a suscité des réactions contrastées dans la région. L’Arabie saoudite, bien que favorable à un accord, a exigé des garanties supplémentaires pour éviter toute résurgence de l’influence iranienne au Yémen et en Syrie. Le prince héritier Mohammed bin Salman a échangé des appels téléphoniques avec Donald Trump et Emmanuel Macron pour « coordonner une réponse commune », selon un communiqué de la cour saoudienne. De son côté, Israël a adopté une position prudente : le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré lors d’une réunion du cabinet de sécurité que « tout accord doit inclure des mécanismes de vérification robustes pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire », tout en évitant de condamner publiquement les négociations. Cependant, des sources du Mossad ont indiqué à Haaretz que « les services de renseignement israéliens surveillent de près les mouvements de troupes iraniennes en Syrie et au Liban ».

Les implications régionales et les réactions internationales
cluster (priority): Onet

En Europe, l’Union européenne a appelé à la prudence. La haute représentante de l’UE, Josep Borrell, a publié un communiqué saluant « les efforts diplomatiques », tout en soulignant que « tout accord doit être conforme au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ». La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont également exprimé leur soutien à une solution négociée, mais ont insisté sur la nécessité d’inclure des clauses de non-prolifération nucléaire, comme l’a rappelé le ministre allemand des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, lors d’un entretien avec la presse.

Sur le plan économique, les marchés pétroliers ont réagi avec volatilité. Le prix du baril de Brent a augmenté de près de 3 % en anticipation d’une possible crise, selon des données de Bloomberg, tandis que les contrats à terme sur le gaz naturel ont atteint des niveaux records en Asie. Les analystes de Reuters estiment que « le détroit d’Ormuz représente 20 % du commerce mondial de pétrole, et toute perturbation pourrait déclencher une crise énergétique mondiale ».

Trois scénarios possibles : entre espoir et risque d’escalade

  • Scénario 1 : Signature avant dimanche : Si Donald Trump valide le texte final, l’accord entrerait en vigueur rapidement, avec une ouverture progressive du détroit d’Ormuz sous supervision conjointe des États-Unis et de l’Iran, comme prévu dans le mémorandum d’entente. Les sanctions seraient levées partiellement, et un mécanisme de vérification serait mis en place par l’AIEA. Les marchés pétroliers pourraient réagir positivement, avec une baisse des prix du baril si les craintes de blocage sont levées. Cependant, des analystes comme ceux de Goldman Sachs estiment que « les tensions persistantes pourraient maintenir une prime de risque sur les prix de l’énergie ».
  • Scénario 2 : Nouvelle escalade militaire : Si les discussions échouent, Donald Trump pourrait ordonner des frappes « décisives » ciblées contre les sites militaires iraniens en Syrie et au Yémen, comme il l’a évoqué avec Axios. Les conséquences régionales seraient immédiates : le blocage total ou partiel du détroit d’Ormuz par les Gardiens de la révolution, une flambée des prix de l’énergie, et une possible intervention militaire saoudienne ou israélienne. Selon des simulations du Pentagone citées par The Washington Post, une telle escalade pourrait provoquer une crise humanitaire au Yémen et une recrudescence des attaques du Hezbollah contre Israël.
  • Scénario 3 : Prolongation du statu quo avec un accord partiel : Un accord partiel, sans nucléaire, pourrait être signé, mais avec des clauses floues laissant la porte ouverte à de nouvelles négociations. Les sanctions resteraient en place, et les tensions persisteraient, notamment sur la question du programme balistique iranien. Ce scénario, envisagé par des diplomates européens, pourrait conduire à une « guerre froide régionale » entre les États-Unis et l’Iran, avec des conflits par procuration au Yémen, en Syrie et en Irak.

Ce qui est certain, c’est que les prochaines 72 heures seront décisives. Donald Trump a reporté un voyage prévu à New Jersey et annulé sa participation à un mariage familial pour se concentrer sur le dossier iranien, selon un communiqué de la Maison-Blanche. Pendant ce temps, les marchés et les capitales observent, prêts à réagir au moindre signe de bascule. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU a été convoquée pour dimanche, et des émissaires chinois et russes sont en contact permanent avec les parties pour éviter une escalade.

Qu’il y ait accord ou guerre, le Moyen-Orient ne sera plus le même après dimanche. Les enjeux énergétiques, géopolitiques et sécuritaires redéfiniront les alliances régionales, et les conséquences pourraient s’étendre bien au-delà de la zone de conflit.

À suivre.

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