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trois hirondelles volent au-dessus de ma tête, emportant l’été avec elles

by Nouvelles

Aube. Une colline au sud de Londres. Nuage fin, éclaircissement. Lune de récolte, illuminée. Le soleil, juste au-dessus de l’horizon, fait sa part pour la réhabilitation de la couleur orange. Le genre de journée de septembre qui pourrait servir de pub pour l’automne.



Photographie : Jim Gibson/Alamy


© Fourni par The Guardian
Photographie : Jim Gibson/Alamy

Il y a des signes de vie. Un jeune jogger passe obstinément devant lui. A ma gauche, un troglodyte me gronde de ma présence. Cri de geai, battement de rouge-gorge, gambade d’écureuil.

Les locaux, vaquant à leurs occupations, ne faisant aucun mal.

Mais alors que ces familiers font toujours plaisir, il y a plus à offrir que les activités quotidiennes de ma faune locale. Parce que c’est la saison des migrations, et la chance de rencontrer des voyageurs de passage au-dessus de moi me fait scruter le ciel encore plus que d’habitude.

En automne, je pourrais me lever tôt, trouver un endroit avec une bonne vue sur le ciel, m’asseoir et attendre. Et un bon jour, il y aura de riches cueillettes. Parfois un filet, parfois une vague, chaque oiseau avec son propre voyage, destination inconnue.

Ou je pourrais pointer un microphone vers le ciel, le régler pour enregistrer toute la nuit, puis passer au crible les enregistrements le lendemain dans l’espoir d’entendre un “twee” ou un “grain” qui racontera la plus petite partie d’une histoire plus vaste, chaque son dans les écouteurs en quelque sorte à la fois intrusion et privilège.



Les hirondelles se rassemblent sur les lignes électriques avant de commencer leur migration vers l'Afrique depuis le Royaume-Uni.


© Photographie : Jim Gibson/Alamy
Les hirondelles se rassemblent sur les lignes électriques avant de commencer leur migration vers l’Afrique depuis le Royaume-Uni.

Ces rencontres auditives et visuelles ne peuvent être que la plus petite partie de l’image, le plus bref aperçu de vies mystérieuses et insondables. Petites choses ; vastes voyages. Et chaque contact – son dans l’oreille, point flottant au-dessus de la tête – invite à penser aux milliers de personnes inconnues. Les silencieux, les invisibles, vivent leur vie hors de notre portée.

C’est une matinée calme pour les migrants, mais c’est comme ça que ça se passe. Il y a des palombes – environ 30 dans un troupeau lâche, se frayant un chemin dans les airs avec un but belliqueux. Et il y a l’aperçu étrange d’espèces inconnues – trop élevées pour être identifiées, un rappel que les oiseaux ne traînent pas autour de nous pour notre bien.

En partant, je reçois ma récompense. Trois hirondelles – rapides, agiles, volant avec une vim de début de voyage – volaient au-dessus de ma tête, loin et hors de ma vue, emportant l’été avec elles une fois pour toutes.

Et un jour bientôt, je rentrerai à pied tard dans la nuit, et j’entendrai le petit “tais-toi” d’un redwing au-dessus, et je saurai que l’année est à sa prochaine étape.

• Country Diary est sur Twitter à @gdncountrydiary

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