Tony Blair pressenti pour diriger l’autorité de transition à Gaza, un choix controversé lié aux plans de Trump
Gaza – L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair serait en lice pour présider l’autorité de transition internationale (TBI) à Gaza, selon des sources proches du dossier.Cette proposition intervient dans le cadre d’un plan plus large, initié par l’ancien président américain donald Trump, visant à impliquer les pays arabes dans la reconstruction de la bande de Gaza.
Si les détails précis restent flous, l’idée générale serait de mettre en place un comité palestinien supervisé par une autorité internationale, évitant ainsi une management purement internationale qui pourrait délégitimer la cause palestinienne, selon des sources.
Cette possible nomination suscite déjà une vive controverse, notamment au sein de la gauche britannique.Blair est toujours critiqué pour son soutien à l’invasion de l’Irak en 2003, aux côtés de George W. Bush. Ses détracteurs l’accusent d’avoir privilégié la “relation spéciale” avec Washington au détriment des intérêts de ses propres électeurs,une critique qui résonne aujourd’hui avec les critiques adressées au leader de l’opposition,Keir Starmer,pour sa position sur le conflit israélo-palestinien.
Le TBI, l’organisation fondée par Blair après avoir quitté Downing Street, s’est récemment concentré sur des enjeux globaux tels que le changement climatique et l’intelligence artificielle. L’institution a collaboré avec des fondations philanthropiques de géants technologiques comme Larry Ellison et Bill Gates, proposant des politiques innovantes qui ont attiré l’attention du gouvernement Starmer.Récemment, Blair a plaidé pour un changement de discours sur le climat, en favorisant un retour à l’énergie nucléaire, une proposition rapidement suivie d’un investissement massif du gouvernement britannique dans de nouvelles centrales.
L’implication de Blair dans la gestion de la transition à Gaza pourrait donc signaler une influence continue de l’ancien Premier ministre sur les politiques gouvernementales, et une volonté de mettre en œuvre des solutions pragmatiques, même si elles sont politiquement sensibles. Le TBI n’a pas souhaité commenter ces informations.
