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Tomates : l’astuce suisse pour une récolte accélérée

by Louis Girard - Tech

Révolution dans la culture des tomates : une découverte suisse accélère la fructification

Genève, Suisse – Des chercheurs suisses ont identifié un gène clé qui permet d’accélérer la maturation des tomates, ouvrant la voie à des récoltes plus précoces et à une meilleure planification pour les producteurs.L’étude, publiée dans la prestigieuse revue Nature Genetics, révèle que la manipulation du gène SSP2 peut significativement avancer le moment de la fructification, tout en compactant la forme de la plante.

Cette avancée est particulièrement cruciale pour les régions aux saisons de croissance courtes, les zones de haute latitude ou les exploitations en intérieur où chaque jour compte. En optimisant le temps de rotation des cultures, les producteurs peuvent maximiser leur rendement et leur rentabilité.

L’équipe de recherche a découvert que la réparation du gène SSP2, en agissant en amont du circuit de synchronisation de la floraison SFT, guide les méristèmes – les tissus responsables de la croissance – pour passer plus rapidement de la production de feuilles à la formation de grappes de fleurs. Bien que l’étude n’ait pas révélé d’augmentation du nombre total de fruits, elle a démontré un impact significatif sur le calendrier de maturation.

“Ce n’est pas seulement une question de récolter plus tôt,mais aussi de mieux contrôler le processus”,explique l’étude. “La capacité à anticiper la maturation permet une planification plus efficace de la main-d’œuvre, de la logistique et de la commercialisation.”

Un compromis à considérer : la douceur des fruits

Les chercheurs soulignent qu’il existe un compromis potentiel : une maturation accélérée peut entraîner une légère diminution du taux de sucre (Brix) des tomates. Cependant, ils suggèrent que ce désavantage peut être atténué en combinant la réparation du gène SSP2 avec d’autres allèles liés à la production de sucre, ou en ciblant cette modification génétique dans des environnements où la demande pour des tomates rouges précoces est forte, même au détriment d’une douceur maximale.

L’importance de l’hétérozygotie

L’étude s’appuie sur des recherches antérieures, notamment un article de 2010 publié dans PubMed, qui a démontré que l’hétérozygotie au niveau du gène SFT peut augmenter considérablement le rendement des hybrides de tomates. Cela souligne l’importance des petits changements dans le contrôle de la floraison et leur impact global sur la production de fruits et la récolte.

Implications à long terme pour l’agriculture

Cette découverte représente une étape importante dans l’amélioration génétique des tomates. Elle offre aux éleveurs un nouvel outil pour adapter les variétés aux besoins spécifiques de leur environnement et de leur marché. Au-delà des tomates, les principes identifiés pourraient potentiellement être appliqués à d’autres cultures fruitières, ouvrant la voie à des avancées similaires dans l’agriculture mondiale.

Pour en savoir plus sur cette recherche révolutionnaire, consultez l’étude originale publiée dans Nature Genetics : https://www.nature.com/articles/s41588-024-02026-9

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