Les tensions au Moyen-Orient plombent le secteur du voyage, les compagnies aériennes et les croisières en première ligne
Hanoi, Vietnam – Les tensions croissantes au Moyen-Orient, suite aux attaques iraniennes, ont provoqué une onde de choc sur le secteur du voyage mondial lundi, entraînant des annulations massives de vols et une chute des actions des compagnies aériennes, des hôtels et des croisières. Des perturbations ont été signalées jusqu’au Brésil et aux Philippines, illustrant l’ampleur de la crise.
L’aéroport de Dubaï, l’un des hubs aériens les plus fréquentés au monde, a été touché, forçant les compagnies à suspendre leurs vols vers et depuis la ville. Les vols vers Tel Aviv, Israël, ont également été interrompus. Au total, 1 560 vols ont été annulés dans le Moyen-Orient au cours de la journée, selon la société d’analyse de données aéronautiques Cirium.
Les compagnies aériennes américaines ont particulièrement souffert. United Airlines, qui dessert de nombreuses destinations internationales, a vu son action chuter de plus de 4 %. La suspension des vols vers Tel Aviv, une route particulièrement lucrative pour la compagnie, a pesé sur ses résultats. American Airlines a perdu environ 5 % et Delta Air Lines, 3 %.
Les actions des chaînes hôtelières ont également été affectées, avec Marriott International et Hilton Worldwide Holdings en baisse. Le secteur des croisières n’a pas été épargné : Royal Caribbean Cruises a vu son action chuter de 6 %, tandis que Carnival Corp. a perdu 7 %. Norwegian Cruise Line Holdings a enregistré une baisse de 5 %, son PDG ayant indiqué lors d’une conférence téléphonique que la compagnie était couverte à 51 % contre les fluctuations du prix du carburant pour l’année en cours et à 27 % pour l’année prochaine.
L’augmentation des prix du pétrole, conséquence directe des tensions géopolitiques, pourrait également peser sur les coûts des compagnies aériennes, le carburant étant l’une de leurs dépenses les plus importantes après la masse salariale.
Si l’impact sur les compagnies aériennes plus axées sur le marché intérieur, comme Southwest Airlines, a été moins prononcé (baisse de moins de 1 %), les experts soulignent que le secteur du voyage international, qui avait connu une reprise encourageante en janvier (hausse de 5,9 % de la demande par rapport à l’année précédente, selon l’Association internationale du transport aérien), est particulièrement vulnérable à ces crises.
La situation reste volatile et l’évolution des tensions au Moyen-Orient déterminera l’ampleur des perturbations à venir pour le secteur du voyage.
