L’envoyé présidentiel et ambassadeur itinérant Uebert Angel a vivement défendu le vice-président Constantino Chiwenga lors d’un culte dominical tenu le 1 novembre 2026, déclenchant une vive polémique au sein de la classe politique zimbabwéenne selon iHarare.
Uebert Angel défend Constantino Chiwenga en chaire
S’exprimant devant les fidèles de son ministère, Uebert Angel a condamné les attaques dirigées contre le vice-président, les qualifiant de vicieuses et d’intellectuellement inepte comme le rapporte Pindula News. Le fondateur de GoodNews Ministries a soutenu son propos en affirmant que les dirigeants politiques, y compris le président Emmerson Mnangagwa et le vice-président, doivent tolérer la contestation, tout en avertissant que le mépris déguisé en critique s’avère diabolique et maléfique d’après un article de Pindula News.
L’émissaire a également interrogé le bien-fondé des critiques publiques à l’encontre de Constantino Chiwenga, estimant que la confiance maintenue par le chef de l’État envers son adjoint devrait inciter les observateurs à modérer leurs propos, tout en mentionnant l’ancienne épouse du vice-président, Marry Mubaiwa, après ses récentes déclarations hostiles précise iHarare.
Temba Mliswa répond au prédicateur
Ces déclarations ont provoqué une réaction immédiate de l’ancien député indépendant Temba Mliswa, qui a publié une longue tribune sur le réseau social X intitulée « The False Prophet Who Became a Praetorian » selon NewZimbabwe.
Pour illustrer son propos, Mliswa a invoqué des figures bibliques telles que le prophète Nathan confrontant le roi David, Élie condamnant Achab et Jean-Baptiste critiquant le roi Hérode, afin de rappeler que les autorités religieuses ont historiquement contesté le pouvoir au lieu de le protéger de la surveillance publique.

Les rivalités de succession agitent la ZANU-PF
Au cœur du désaccord politique se trouvent les rivalités internes au sein de la ZANU-PF, ravivées lors de la conférence annuelle du parti à Chinhoyi le 16 octobre 2026, où les positions de Constantino Chiwenga ont alimenté les discussions sur la succession relate NewZimbabwe.
Temba Mliswa a insisté sur l’ordre constitutionnel de l’État :
Le président Emmerson Mnangagwa est chef de l’État, chef du gouvernement, commandant en chef des forces de défense et premier secrétaire de la ZANU-PF. Le vice-président est son adjoint et ne détient aucun mandat indépendant. Il ne commande aucun centre parallèle et exerce ses fonctions, constitutionnellement et politiquement, à la discrétion du président,
Temba Mliswa
Mliswa a reproché au prédicateur de garder le silence face aux critiques internes et aux actions menées par le camp du vice-président tout en exigeant du public qu’il respecte la hiérarchie en place et se taise face aux attaques dirigées contre le centre du pouvoir exécutif souligne NewZimbabwe.
En savoir plus sur Uebert Angel
Pour aller plus loin