En juin 2026, l’Afrique australe fait face à une recrudescence alarmante du paludisme, exacerbée par les changements climatiques et le phénomène La Niña. Le Mozambique a enregistré plus de 1,35 million de cas au cours des six premières semaines de l’année, une hausse de 55 %, menaçant les objectifs d’éradication de la maladie.
Explosion des cas au Mozambique et en Namibie
La pression sanitaire s’intensifie rapidement dans toute la région. Selon les rapports de France24, la Namibie a recensé 8 760 cas au cours des quatre premières semaines de 2026, ce qui représente une augmentation de 68 % par rapport à l’année précédente. Le Mozambique, frappé par des inondations, est encore plus durement touché avec plus de 1,35 million de cas signalés en seulement six semaines.
En Afrique du Sud, la situation inquiète les autorités, même dans les zones où la maladie n’est pas endémique. La province de Gauteng, centre économique majeur abritant Johannesburg et Pretoria, a enregistré plus de 400 cas et 11 décès au cours du premier trimestre 2026. Bien que la plupart de ces infections soient importées de zones de forte circulation, le National Institute for Communicable Diseases (NICD) juge ces chiffres particulièrement préoccupants.
Dans la province de Mpumalanga, l’un des trois piliers de la ceinture palustre sud-africaine, les cas ont quadruplé en janvier par rapport à l’année dernière. Ce bond est directement lié aux changements des régimes de précipitations et à la hausse des températures qui favorisent la prolifération des moustiques.
Le rôle dévastateur des phénomènes météorologiques extrêmes
Contrairement à une idée reçue, le danger ne vient pas seulement de l’extension géographique de la maladie, mais de l’intensification de sa présence là où elle est déjà installée. Comme l’explique l’ONU, les variations de température, de pluviométrie et d’humidité influencent directement la longévité des moustiques et le cycle de développement du parasite.
Une analyse de HealthData.org apporte une précision cruciale : ce ne sont pas les changements écologiques lents qui sont les plus meurtriers, mais les événements météorologiques extrêmes. Ces derniers sont responsables de 79 % des cas supplémentaires et de 93 % des décès additionnels prévus en Afrique entre 2024 et 2050. Les inondations créent des sites de reproduction massifs, tandis que les périodes de sécheresse peuvent transformer les rivières en une série de mares stagnantes, idéales pour les œufs de moustiques.
Indicateur de risque (Projections 2024-2050)
Valeur estimée
Cas de paludisme supplémentaires en Afrique
123 millions
Décès supplémentaires en Afrique
532 000
Part des décès liés aux événements extrêmes
93 %
Des défis de planification face à l’imprévisibilité
Sur le terrain, les professionnels de santé doivent composer avec une saisonnalité qui s’efface. Les techniciens de la clinique de Cunningmoore, par exemple, traitent un flux constant d’échantillons de sang provenant des villages environnants, utilisant des colorants comme le Giemsa pour identifier les parasites sous microscope.
Cette tâche devient de plus en plus complexe pour les gestionnaires de programmes de santé. Sharon Lindiwe Nyoni, responsable du programme paludisme au département de la santé de Mpumalanga, souligne l’instabilité de la situation actuelle.
« Le changement climatique est une chose complexe à gérer. Quand vous planifiez au niveau d’un département, vous devez anticiper ce qui se présente à vous, mais avec le changement climatique, tout se déroule au fur et à mesure. »
Mozambique, Zimbabwe, Afrique du Sud… L'Afrique australe touchée par des intempéries dévastatrices
Sharon Lindiwe Nyoni, via Arab News
L’imprévisibilité est telle que les cycles traditionnels de transmission sont rompus. Les autorités sanitaires notent que la circulation du parasite ne s’arrête plus durant les périodes normalement plus fraîches.
« Même en hiver, nous continuons d’observer une transmission. »
Responsables de santé, via France24
L’horizon 2050 : un combat de plus en plus difficile
L’augmentation des cas ne signifie pas nécessairement que la maladie migre vers de nouveaux territoires, mais qu’elle devient plus agressive dans ses foyers historiques. Le professeur Jantjie Taljaard, directeur des maladies infectieuses à l’Université de Stellenbosch, explique que le climat transforme les zones de risque existantes en véritables bombes épidémiques.
« Les environnements ruraux et les zones situées en bordure des zones de risque palustre établies sont les plus exposés. »
Photo: arabnews.com
Jantjie Taljaard, via France24
Cette intensification met en péril l’objectif de l’Afrique du Sud d’éliminer le paludisme d’ici 2029. Le projet Malaria Atlas Project avertit que d’ici 2050, 1,3 milliard de personnes en Afrique vivront dans des zones où l’éradication sera nettement plus difficile qu’aujourd’hui. La fréquence accrue des événements extrêmes réduit l’efficacité des mesures de protection habituelles, rendant les progrès fragiles et coûteux à maintenir.
Si les scénarios de fortes émissions de gaz à effet de serre se confirment (scénario RCP8.5), on pourrait voir apparaître 75,9 millions de personnes supplémentaires exposées à une transmission endémique en Afrique de l’Est et australe d’ici 2080. La lutte contre le paludisme ne dépend plus seulement de la médecine, mais de la capacité des systèmes de santé à devenir résilients face à un climat qui échappe désormais aux modèles de planification traditionnels.
Note : Pour toute question relative aux symptômes ou aux traitements, consultez votre professionnel de santé.
Breaking News : Namibie et Zimbabwe décrochent leurs billets pour la Coupe du Monde T20 2026 !
Afrique, 27 avril 2024 – La Namibie et le Zimbabwe ont validé leur participation à la Coupe du Monde T20 qui se déroulera en Inde, au Sri Lanka et au Bangladesh en février-mars 2026, suite à leurs victoires éclatantes lors des qualifications africaines. Ces succès réduisent à trois le nombre de places restantes à pourvoir pour la région Asie-EAP.
La Namibie a démontré une fois de plus sa solidité dans les tournois internationaux, s’imposant en demi-finale face à la Tanzanie après un départ difficile. Un partenariat crucial entre JJ Smit et Gerhard Erasmus,qui ont respectivement marqué 61 et 55 points,a permis à l’équipe de se remettre sur les rails. Smit a ensuite confirmé son importance en prenant 3 wickets pour 16 runs, étouffant la riposte tanzanienne. Il s’agit de la quatrième qualification consécutive pour la Namibie à une Coupe du Monde T20, l’équipe espérant reproduire sa performance du Super 12 en 2021.
Le Zimbabwe, quant à lui, a sécurisé sa place en battant le Kenya de sept wickets.Une performance individuelle remarquable de Rakep Patel (65 points) n’a pas suffi pour le Kenya, tandis que Brian Bennett a scellé la victoire du Zimbabwe avec un impressionnant 51 points en seulement 25 balles. Cette qualification intervient après l’absence des Chevrons lors de l’édition 2024.
Contexte et perspectives :
la Coupe du Monde T20, lancée en 2007, est devenue l’un des événements sportifs les plus populaires au monde, attirant des millions de fans et offrant une plateforme aux nations émergentes pour briller sur la scène internationale. La participation de la Namibie et du Zimbabwe témoigne de la croissance constante du cricket en Afrique et de l’importance des qualifications régionales pour diversifier le tournoi.
Le format de la Coupe du Monde T20 a évolué au fil des ans, passant d’un nombre limité d’équipes à un format plus inclusif. L’édition 2026, qui se déroulera dans trois pays, promet d’être la plus ambitieuse à ce jour, avec une compétition accrue et une attention médiatique accrue.
Les deux équipes africaines auront désormais plus de deux ans pour se préparer à ce grand événement, affiner leurs stratégies et développer de nouveaux talents. La Coupe du Monde T20 2026 représente une opportunité unique pour la Namibie et le zimbabwe de se mesurer aux meilleures équipes du monde et de laisser leur marque dans l’histoire du cricket.