Frappe israélienne élimine le chef rebelle houthi au Yémen,tensions exacerbées
Sanaa,Yémen – Une frappe aérienne israélienne a tué Ahmed al-Rahawi,le Premier ministre rebelle houthi,ainsi que plusieurs ministres,lors d’une opération menée à Sanaa,a annoncé samedi le groupe rebelle. Cet événement intervient dans un contexte de montée des tensions entre Israël et les Houthis, exacerbées par des attaques de drones et de missiles yéménites sur le territoire israélien.
Plus récemment, l’armée israélienne a intercepté plusieurs drones houthis se dirigeant vers israël dimanche. Deux ont été détruits avant d’entrer dans l’espace aérien israélien,tandis qu’un troisième a été abattu après avoir franchi la frontière.
Ces attaques font suite à un incident en mai, où un missile houthi avait réussi à contourner les défenses aériennes israéliennes et à frapper une zone près de l’aéroport ben Gourion, près de Tel Aviv.
La réponse d’Israël a été ferme.Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a menacé les Houthis de représailles sévères, évoquant même des références bibliques aux dix fléaux d’Égypte. “Nous terminerons les dix fléaux”, a-t-il déclaré sur la plateforme X.Contexte : les Houthis et le conflit au Yémen
Les Houthis, un groupe armé chiite, contrôlent une grande partie du Yémen depuis 2014, après avoir chassé le gouvernement reconnu internationalement de la capitale Sanaa. Le conflit yéménite a plongé le pays dans une crise humanitaire majeure, avec des millions de personnes confrontées à la famine et au manque d’accès aux soins de santé.
Les Houthis sont soutenus par l’Iran, ce qui ajoute une dimension régionale complexe au conflit. Ils affirment agir en solidarité avec les Palestiniens et s’opposent à la normalisation des relations entre Israël et les pays arabes.Implications et perspectives
L’élimination du Premier ministre houthi pourrait entraîner une escalade du conflit, tant au Yémen qu’entre Israël et les Houthis. La situation reste volatile et nécessite une surveillance attentive de la communauté internationale. Les experts s’inquiètent d’une possible expansion du conflit, impliquant davantage d’acteurs régionaux et exacerbant la crise humanitaire au Yémen.

