Tadej Pogačar et Jonas Vingegaard ont été soumis à des contrôles antidopage nocturnes entre le samedi 18 et le dimanche 19 juillet 2026, juste avant la 15e étape du Tour de France. Selon La Dépêche, ces tests, effectués à des heures inhabituelles, sont légalement liés à l’existence de soupçons graves concernant les coureurs.
Jonas Vingegaard a été réveillé à 2 heures du matin et Tadej Pogačar à 5 heures, selon les détails rapportés par La Dépêche. Ces opérations ont eu lieu durant la nuit du samedi au dimanche 19 juillet, alors que les coureurs se préparaient pour une étape de montagne.
Le cadre légal des contrôles entre 23 heures et 6 heures
Si les tests inopinés sont courants, leur réalisation en pleine nuit répond à des critères stricts. Habituellement, le logiciel de l’Agence mondiale antidopage limite les contrôles à la plage horaire comprise entre 5 heures et 23 heures. Toutefois, une ordonnance française datant de 2016 permet des exceptions pour les sportifs faisant partie d’un groupe cible ou participant à une manifestation internationale.
Le Code du sport précise les conditions nécessaires pour justifier une telle intrusion nocturne. Selon La Dépêche, le contrôle entre 23 heures et 6 heures est possible lorsqu’il est établi qu’il peut :
exister, à l’encontre du sportif, des soupçons graves et concordants qu’il a contrevenu ou va contrevenir aux dispositions du présent chapitre et un risque de disparition de preuves, selon le Code du sport cité par La Dépêche.
L’aspect ciblé de ces opérations est marqué par le fait que d’autres leaders, comme Remco Evenepoel ou Paul Seixas, n’ont pas été interrompus durant leur sommeil, souligne la même source.
L’impact sur Jonas Vingegaard et l’étape 15
Sydsvenskan rapporte que Jonas Vingegaard a chuté lors de la 15e étape, laquelle se déroulait entre Champagnole et le Plateau de Solaison. Cette chute a entraîné une fracture de la clavicule, forçant le coureur à abandonner la compétition.
L’équipe de Vingegaard, Visma – Lease a Bike, a réagi à l’interruption du sommeil de son leader. L’organisation a reconnu que ce n’est pas l’idéal pour le sommeil, mais elle a néanmoins affirmé que cette rigueur est un très bon signe pour notre sport, rapporte La Dépêche.
Une procédure basée sur des soupçons graves
Le recours à la plage horaire nocturne n’est pas une procédure aléatoire, mais une réponse à des soupçons graves et concordants
, selon les termes du Code du sport cités par La Dépêche.

Cette spécificité place Pogačar et Vingegaard dans une position particulière, car ils sont les seuls coureurs visés par ces mesures durant cette nuit précise. La rareté de ces interventions tardives renforce l’idée que les autorités antidopage agissaient sur la base d’indices précis suggérant une infraction potentielle ou un risque imminent de disparition de preuves.
À ne pas manquer