T+1 : La réduction du cycle de règlement des transactions financières crée de l’incertitude dans les coulisses des banques européennes et britanniques
Londres – Un changement majeur se profile dans les coulisses des marchés financiers britanniques et européens, suscitant une certaine inquiétude parmi les équipes opérationnelles des banques, des courtiers et des sociétés d’investissement. Ce changement, baptisé T+1, vise à raccourcir le cycle de règlement des transactions financières à un jour ouvrable, contre deux actuellement (T+2).
Les régulateurs ont déjà esquissé une feuille de route pour cette transition prévue pour l’année prochaine. Cependant, les détails précis de cette mise en œuvre font l’objet de négociations intenses entre les autorités et les acteurs du secteur. Les entreprises concernées sont désormais mises en demeure de finaliser leurs plans d’adaptation.
Ce passage à T+1 n’est pas sans conséquences. Il implique des ajustements importants dans les systèmes informatiques, les procédures opérationnelles et la gestion des risques. La complexité de ces changements est telle que certains professionnels du secteur expriment des doutes quant à la capacité de toutes les institutions à être prêtes à temps.
La Banque d’Angleterre suit de près cette transition, soulignant son rôle crucial dans la réussite du passage à T+1 au Royaume-Uni. Selon un discours prononcé le 19 février 2025, la banque supervise les infrastructures de marchés financiers (FMI) et s’assure que le Royaume-Uni puisse s’adapter à ce nouveau standard.
Le régulateur financier britannique, la FCA, estime que l’adoption de T+1 pour les transactions impliquant des fonds britanniques et des schémas reconnus investissant principalement dans des marchés adoptant déjà ce système, serait bénéfique pour les investisseurs.
Ce changement s’inscrit dans une tendance globale à l’accélération des cycles de règlement des transactions financières. L’objectif est de réduire les risques de contrepartie, d’améliorer l’efficacité des marchés et de libérer des capitaux. Cependant, la mise en œuvre de T+1 représente un défi technique et opérationnel majeur pour l’ensemble de l’industrie financière.
