Monkeypox : Surveillance des eaux usées révèle une présence continue, même après le pic épidémique
Sichuan, Chine – Des études récentes menées en Chine et à l’international confirment la capacité de détecter le virus Monkeypox dans les eaux usées, offrant un outil de surveillance précieux même après la diminution des cas cliniques. Des chercheurs de la province du Sichuan ont analysé des échantillons d’eaux usées prélevés sur des cas cliniques de Monkeypox, ouvrant la voie à une surveillance environnementale plus large.
Ces travaux, corroborés par des recherches au Brésil et des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), soulignent l’importance de la surveillance des eaux usées comme méthode précoce d’alerte et de suivi de la propagation du virus.L’analyze génomique et phylogénétique des virus détectés dans les eaux usées permet de suivre l’évolution du virus et d’identifier d’éventuels nouveaux foyers.
L’OMS a publié un guide provisoire sur la surveillance environnementale du virus Monkeypox, soulignant le potentiel de cette approche pour compléter les systèmes de surveillance traditionnels basés sur les cas cliniques. La détection du virus dans les eaux usées peut en effet précéder l’apparition des symptômes chez les individus, offrant ainsi un temps précieux pour mettre en œuvre des mesures de santé publique.
La surveillance des eaux usées ne se limite pas à la détection de la présence du virus, elle permet également d’estimer la charge virale dans la population et de suivre l’efficacité des interventions de santé publique. Cette approche, combinée à l’analyse génomique, offre une vision plus complète de la dynamique de transmission du virus Monkeypox et contribue à une meilleure préparation et réponse aux futures épidémies.
Bien que le nombre de cas cliniques de Monkeypox ait diminué à l’échelle mondiale, la persistance de sa détection dans les eaux usées rappelle la nécessité d’une surveillance continue et proactive. Cette méthode de surveillance environnementale pourrait s’avérer cruciale pour détecter rapidement de nouvelles résurgences et prévenir de futures épidémies, non seulement pour le Monkeypox, mais aussi pour d’autres pathogènes émergents.
