Sue Jin Kang : Le Ballet National Coréen rend hommage à Stuttgart, berceau de la danse
Ludwigsburg, Allemagne – Sue Jin Kang, directrice du Ballet National Coréen (KNB), souligne l’importance cruciale de Stuttgart dans son parcours artistique et dans le développement de la compagnie. Alors que le KNB se prépare à présenter « Le Corsaire » au Ludwigsburg Forum am Schlosspark ce week-end (samedi à 19h et dimanche à 17h, billets disponibles ici), Kang a exprimé sa profonde gratitude envers la ville allemande, qu’elle considère comme la « ville mère du ballet ».
Après avoir passé trente ans au sein du Ballet de Stuttgart, d’abord en tant que danseuse soliste puis danseuse de chambre, Kang a intégré l’esprit d’innovation et d’excellence de Stuttgart dans la direction du KNB. Elle a notamment été inspirée par les soirées Noverre pour créer un format similaire en Corée, les KNB Movement Series, qui ont permis de révéler de nouveaux talents coréens et de leur offrir des opportunités internationales.
« Stuttgart est la ville mère du ballet. J’y ai passé 30 ans, acquérant une expérience inestimable et me développant en tant que danseuse et artiste », a déclaré Kang. « J’ai invité en Corée de nombreux artistes que j’ai rencontrés à Stuttgart. »
Le KNB, composé de plus de 60 danseurs, se concentre actuellement sur des talents asiatiques, bien que la compagnie soit ouverte aux candidatures de toutes nationalités. À ce jour, aucun danseur européen n’a encore réussi les auditions.
Un héritage de collaboration et d’innovation
Sue Jin Kang, née à Séoul en 1967, a fait ses adieux à la scène en 2016 avec le rôle de Tatjana dans « Onéguine », après une carrière brillante à Stuttgart. Son passage au Ballet de Stuttgart a été marqué par des collaborations avec des chorégraphes de renom tels qu’Uwe Scholz, William Forsythe et Christian Spuck, dont le répertoire est également présent au KNB.
Le KNB, sous la direction de Kang, continue de promouvoir un équilibre entre les œuvres classiques et les créations contemporaines, reflétant l’évolution constante du ballet. Si le public coréen accueille avec enthousiasme les nouvelles œuvres, la majorité reste attachée aux classiques. La compagnie s’efforce ainsi de satisfaire les deux publics,tout en développant de nouveaux talents et en contribuant à l’essor de la scène chorégraphique coréenne.
