Stellantis mise sur l’exécution en 2026 pour inverser le déclin de ses ventes aux États-Unis
Detroit, Michigan – Après des années de recul de ses parts de marché, le constructeur automobile Stellantis, maison mère de Jeep, Ram et Dodge, aborde 2026 comme une année cruciale pour la mise en œuvre de son plan de redressement. C’est ce qu’a déclaré son PDG, Antonio Filosa, lors du Salon de l’automobile de Detroit mercredi.
Nommé à son poste en mai dernier, Filosa a entrepris de réorienter la stratégie de Stellantis, en particulier sur le marché américain. Son approche privilégie désormais les marques Jeep et Ram, tout en remettant en question l’orientation résolument électrique impulsée par son prédécesseur, Carlos Tavares.
“La stratégie que nous avons devant nous est solide et nous mènera à la croissance si nous l’exécutons correctement”, a affirmé Filosa aux journalistes. “Je crois que c’est une année d’exécution.”
Le PDG a souligné qu’il s’agissait d’une “première étape” dans la transformation de l’entreprise, née il y a cinq ans de la fusion entre Fiat Chrysler Automobiles et le groupe français PSA. Stellantis, qui opère à l’échelle mondiale, a vu ses ventes mondiales chuter de 12,3% entre 2021 et 2024, passant de 6,5 millions à 5,7 millions de véhicules. Aux États-Unis, la baisse a été particulièrement marquée, avec un effondrement d’environ 27% des ventes, passant de 1,3 million à 1 million de véhicules. Conséquence directe, le constructeur a glissé de la quatrième à la sixième place du marché américain, perdant 3,6 points de part de marché, passant de 11,6% à 8%.
Filosa a précisé qu’une présentation détaillée de la stratégie future de Stellantis serait dévoilée lors d’une journée dédiée aux marchés financiers au cours du premier semestre de l’année. Il n’a pas exclu la possibilité d’une rationalisation du portefeuille de marques, incluant Fiat et Alfa Romeo, dont les performances aux États-Unis sont jugées décevantes.
Malgré les spéculations persistantes concernant une possible cession d’actifs, Filosa a affirmé que Stellantis souhaitait “rester unie”. “Nous construisons une culture”, a-t-il insisté.
Cette culture, selon le PDG, repose sur trois principes fondamentaux : des racines régionales fortes, une orientation client et un travail d’équipe. Une réunion avec plus de 200 cadres supérieurs est prévue la semaine prochaine pour préparer la journée des marchés financiers et renforcer ces valeurs.
L’enjeu est de taille pour Stellantis, qui doit regagner la confiance des investisseurs et des consommateurs dans un marché automobile américain en pleine mutation. Le secteur automobile est un pilier de l’économie américaine, employant directement et indirectement des millions de personnes et contribuant significativement au PIB national. La performance de Stellantis aura donc un impact direct sur l’emploi et la croissance économique aux États-Unis.
Le gouvernement américain, à travers le Département de l’Énergie et l’Agence de Protection de l’Environnement, suit de près l’évolution du secteur automobile, notamment en matière de transition vers les véhicules électriques et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les décisions stratégiques de Stellantis, comme son recentrage sur les marques Jeep et Ram, seront scrutées à l’aune de ces objectifs environnementaux et économiques.
[Intégration potentielle d’un tweet pertinent du compte officiel de Stellantis ou d’Antonio Filosa sur X (anciennement Twitter) concernant le salon de Detroit ou la stratégie de l’entreprise.]
[Intégration potentielle d’une courte vidéo promotionnelle de Jeep ou Ram sur YouTube, illustrant les nouveaux modèles et les innovations technologiques.]
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