À l’occasion de la Journée mondiale de la vue, l’utilisation excessive d’appareils, le port de lentilles de contact et l’application inappropriée de collyres nuisent à la santé oculaire. De petits gestes comme cligner des yeux trop rarement ou partager des gouttes oculaires augmentent les risques d’irritation et de sécheresse.
Les écrans réduisent la fréquence des clignements
Fixer de manière prolongée les petits écrans de téléphones portables ou travailler sans interruption sur un ordinateur fatigue les yeux et réduit la fréquence des clignements, d’après les conseils de soins oculaires rapportés à l’occasion de la Journée mondiale de la vue. Cette baisse de clignement réduit l’humidité naturelle de l’œil, entraînant une sécheresse, des brûlures ou des inconforts.
Pour limiter ces effets, il est recommandé de s’éloigner régulièrement des écrans et de porter le regard vers un objet lointain, au lieu de se contenter de fermer les yeux pendant quelques secondes.
Le port des lentilles et le partage de collyres menacent l’œil
Le port de lentilles de contact comporte des risques en cas de négligence des règles d’hygiène. Un nettoyage insuffisant, un mauvais stockage ou le fait de conserver ses lentilles malgré une gêne oculaire accentuent les problèmes. En cas de rougeur, de brûlure ou d’inconfort, il ne faut jamais forcer et il est conseillé de retirer ses lentilles pour porter des lunettes, voire de consulter un ophtalmologiste.
De même, l’utilisation de collyres sans avis médical ou le partage de gouttes oculaires avec des membres de la famille constituent une erreur fréquente. Si l’embout du flacon entre en contact avec l’œil ou son contour, le produit peut être contaminé par des microbes. Il convient également de vérifier la date d’ouverture du flacon et de ne jamais recourir à un collyre de manière autonome, selon les recommandations publiées.
Identifier la fatigue visuelle et la presbytie
De nombreuses personnes pensent qu’une baisse de vision se manifeste uniquement par une vision floue. Toutefois, d’autres modifications surviennent en amont, telles que des difficultés à percevoir les couleurs, une gêne sous une lumière intense ou des difficultés face aux phares des voitures en conduisant de nuit. Ces évolutions progressives sont souvent attribuées à tort à l’âge, alors qu’un contrôle régulier permet d’anticiper le diagnostic.
Autour de la quarantaine, la nécessité d’éloigner le téléphone pour lire ou le besoin d’un éclairage plus fort pour les livres ne relèvent pas seulement de simples signes liés à l’âge. Un examen de la vue permet de déterminer si un équipement de lecture est nécessaire. Par ailleurs, les enfants qui passent toute leur journée à l’intérieur devant des livres ou des écrans sollicitent constamment leur vision de près. Pour préserver leur santé visuelle, les publications incitent à les faire jouer régulièrement en extérieur afin de permettre à leurs yeux de fixer des objets éloignés.
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